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Propagand/ politique étrangère

Dimanche 30 septembre 2012 7 30 /09 /Sep /2012 15:11

29.09.2012

 

Le Benghazigate fera-t-il vaciller Obama?

 

http://americanmidwest.blogs.nouvelobs.com/

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Ca y est ! Les républicains pensent avoir enfin trouvé la brèche qu’ils espéraient depuis le début de la campagne. Depuis le temps qu'ils la cherchaient.  Dix jours après l’assaut du consulat Américain à Benghazi (Lybie) dans lequel l’ambassadeur Chris Stevens a trouvé la mort avec trois autres diplomates, le président Américain aurait délibérément menti: Il aurait d’abord minimisé les risques pris par les diplomates, et surtout, il aurait travesti les faits, parlant d’émeutes spontanées, alors que les services secrets l’auraient averti très vite qu’il s’agissait d’une attaque terroriste. On connaît le rapport épidermique des Américains au mot « mensonge ».


Toujours dans la nuance,  le gouverneur de l’Arkansas Mike Huckabee n’y est pas allé avec le dos de la cuillère sur Fox News, affirmant que tout cela était bien pire que le Watergate qui avait forcé Nixon à démissionner alors qu’il s’agissait d’une affaire où « au moins, personne n’était mort ».  Toute la journée, les twittos républicains, célèbres ou anonymes, soudain ragaillardis, se sont littéralement déchainés, le « #benghazigate » devenant le « hashtag » de la journée. Traité de menteur voire d’assassin, sans qu’on sache toujours ce qui était le plus grave, Barack Obama s’est fait méchamment pilonner.

    

Sans surprise le site conservateur Breitbard a été l’un des premiers à s’engouffrer dans la brèche, réclamant la démission de l’ambassadeur aux Nations-Unies Susan Rice pour avoir raconté « les yeux dans les yeux » aux Américains une histoire que la Maison Blanche savait fausse depuis plusieurs jours.


 Trop tôt pour savoir le fond de l’affaire. Vendredi, le directeur national des Renseignements James Clapper, a reconnu dans un communiqué qu’ils avaient "révisé leurs déclarations initiales à la lumière de nouvelles informations montrant qu’il y avait eu une attaque délibérée et organisée par des extrémistes ".


Susan Rice le savait elle quand elle s’est exprimée ?  La Maison Blanche a t elle menti, et pourquoi ? Pour l’instant les porte-parole affirment que les preuves n’avaient pas encore été apportées, mais rien n’est très clair. Pour l’équipe de Romney, c’est du pain béni. Mais c’est vrai,  certains démocrates commencent, eux aussi, à poser des questions, souhaitant que toute la lumière soit faite sur ces assassinats qui ont ému le pays.  


Reste à savoir si ce vrai ou faux « Benghazi Gate » suffira à faire vaciller Obama, qui tient toujours la corde dans les sondages. Difficile de l’affirmer avec certitude, mais c’est peu probable.


Peu probable en effet que l’élection se joue sur des questions de politique étrangère. Les critiques, maladroites c'est vrai, de Mitt Romney au lendemain de l’attentat de Benghazi,  quasi unanimement désavouées, montrent que la politique étrangère de  Barack Obama reste pour l’instant peu remise en question. Romney n’a pas montré qu’il apportait une alternative crédible. Ici, l’attention est quasi exclusivement concentrée sur la situation économique du pays et la lutte contre le chômage. En tout cas pour l’instant.

Par Gad - Publié dans : Propagand/ politique étrangère
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Dimanche 30 septembre 2012 7 30 /09 /Sep /2012 09:54

 

La "passivité" d'Obama au Moyen-Orient conduit au "chaos"

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OLJ/AFP | 30/09/2012

Mitt Romney, le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine. Win McNamee/Getty Images/
Mitt Romney, le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine. Win McNamee/Getty Images/ AFP
ETATS-UNIS Le candidat républicain à la Maison Blanche, Mitt Romney, hausse le ton...

Le candidat républicain à la Maison Blanche, Mitt Romney, a haussé le ton samedi en accusant son rival Obama de "passivité" au Moyen-Orient, ce qui selon lui a conduit au "chaos", après des violences meurtrières générées par un film dénigrant l'islam.

La théorie d'Obama selon laquelle "estomper le leadership américain calmerait la colère contre nous et nous attirerait des faveurs, a non seulement échoué mais a généré davantage de chaos", a estimé M. Romney lors d'une allocution à Belmont (Massachusetts, nord-est).

"La politique étrangère du président Obama est une politique de passivité et de déni", a ajouté M. Romney.

 

Le républicain s'en est pris aux propos d'Obama qui avait affirmé que ces violences étaient "des obstacles sur la route".

"Une telle assertion à propos d'événements choquants révèle que le président ne connaît pas vraiment la gravité des enjeux auxquels nous sommes confrontés au Moyen-Orient", a jugé M. Romney.

"Cela met l'Amérique, avec ses amis et ses alliés, à la merci de ce qui survient et de ceux qui nous veulent du mal", a-t-il soutenu.

"Nous voyons une réaction confuse, lente et inconsistente à l'attaque terroriste en Libye, un refus d'être franc avec les Américains à propos de ce qui est arrivé, et un échec complet dans l'explication de la menace terroriste grandissante à laquelle nous sommes confrontés dans la région", a-t-il pointé.

 

Le gouvernement américain est brocardé par l'opposition républicaine pour avoir changé de versions sur l'attaque du 11 septembre contre son consulat à Benghazi (Libye, est), au cours de laquelle a péri l'ambassadeur des Etats-Unis, avant d'admettre qu'il s'agissait d'un "acte terroriste" impliquant el-Qaëda.

 

M. Romney s'était de son côté attiré de vives critiques, y compris dans son propre camp, quand il avait dénoncé des "signaux ambigus" dans la réaction du gouvernement au début des violences en Egypte et en Libye, accusant le président de sympathies pour les extrémistes musulmans.

 

Ces violences ont ensuite embrasé pendant deux semaines plusieurs pays arabo-musulmans, faisant au total plus de 50 morts.

 

Mitt Romney doit affronter Barack Obama dans un premier débat mercredi soir à Denver, dans le Colorado (ouest), en vue de l'élection présidentielle du 6 novembre.

Par Gad - Publié dans : Propagand/ politique étrangère
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Vendredi 28 septembre 2012 5 28 /09 /Sep /2012 08:21

 

 

 

Erdogan accuse Paris et Berlin de ne pas aider la Turquie à lutter contre le PKK

jeudi 27 septembre 2012 - 20h58
Logo MédiArabe.Info

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accusé jeudi soir la France et l’Allemagne de ne pas aider la Turquie à lutter contre les séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), lors d’un entretien accordé à la télévision privée NTV.

Les Occidentaux ne veulent pas que nous réglions ce problème. Je le dis clairement, l’Allemagne ne le veut pas, la France ne le veut pas et elles ne nous aident pas sur cette question, a déclaré M. Erdogan.

Les pays scandinaves accueillent sans restriction (le PKK), a également dénoncé M. Erdogan, les accusant de ne pas extrader les dirigeants du mouvement poursuivis en Turquie.

D’un côté (ces pays) s’expriment devant l’Union européenne (UE) et classent le PKK dans leur liste des organisations terroristes et de l’autre ils autorisent leurs représentants à circuler librement dans leurs pays, a insisté le chef du gouvernement turc. Ils (les chefs du PKK) sont sous votre protection et vous tolérez leurs activités, a-t-il lancé.

Comme il l’avait fait la veille lors d’un autre entretien télévisé, M. Erdogan a toutefois répété jeudi soir qu’il était prêt à rouvrir des négociations avec le PKK, considéré par la Turquie, les Etats-Unis et l’UE, notamment, comme une organisation terroriste. (AFP).

Par Gad - Publié dans : Propagand/ politique étrangère
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Jeudi 27 septembre 2012 4 27 /09 /Sep /2012 22:36

 

Obama, les Démocrates et les Juifs

 

Par Isi Leibler


Jerusalem Post 27 Septembre 2012


http://wordfromjerusalem.com/?p=4280


Adaptation française de Sentinelle 5773 ©


La participation anormalement élevée des Juifs américains dans la campagne de l’élection présidentielle et les efforts investis par les deux candidats pour se décrire comme partisans de l’Etat juif a atteint des niveaux surréalistes.


Dans l’ensemble, la position d’Israël aux USA aujourd’hui est élevée comme jamais. Pourtant, la Convention Démocrate a mis en lumière une composante anti-israélienne du Parti qui menace de saper le soutien bipartisan de longue date envers Israël, mis en exergue par les ovations debout reçues par Netanyahou pendant son discours devant le Congrès en mai 2011.


Les questions économiques seront un facteur invariablement dominant pour influencer les électeurs et la plupart des Juifs américains fonderont leur choix politique sur un ensemble de questions multidimensionnel. Mais la majorité aimerait être assurée du bien-être de l’Etat juif et attend de leur président de se comporter à l’égard d’Israël comme un allié sensible à ses besoins de sécurité.


Bien que la majorité des Juifs continue de soutenir Obama, une quantité croissante, en particulier les orthodoxes, ont abouti à la conclusion que sur la base de son discours tortueux du Caire et de ses coups diplomatiques antérieurs envers Israël, il est plus engagé dans la narration palestinienne que vers l’israélienne et ils voteront contre lui.


Avec les élections à venir, Obama a lancé une offensive de charme concertée pour éviter des défections supplémentaires de son électorat juif. Il a répété qu’il « sera toujours derrière Israël », a souligné son passé exemplaire dans le renforcement des capacités de défense d’Israël et répété qu’il a prononcé le discours le plus pro-israélien à l’ONU, jamais égalé par un autre président des USA.


Initialement, il semblait avoir réussi. Mais ensuite, l’angoisse juive a été ravivée par de nombreux aspects du comportement d’Obama. Il existe des doutes plus intenses concernant sa véritable intention de recourir à l’option militaire si nécessaire pour empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire. Cette anxiété a été renforcée par l’échec d’Obama à répudier la rhétorique angoissante des porte-parole du gouvernement suggérant des menaces voilées si Israël agissait indépendamment, en particulier la remarque insultante du Chef d’Etat Major Général, le Général Martin Dempsey, qui ne souhaitait pas « être complice » si Israël agissait contre le projet nucléaire de l’Iran.


Une autre cause de préoccupation a été la relation douillette des USA avec la Turquie dans laquelle les USA ont cédé à leurs exigences d’exclure Israël d’exercices militaires conjoints ou même de participer à une conférence sur le terrorisme mondial. Il y a eu aussi l’échec d’Obama à condamner convenablement le Sommet des Non Alignés qui a adoubé la politique nucléaire de l’Iran, nommé un négationniste de l’Holocauste comme son nouveau dirigeant et dont les représentants de 120 pays ont écouté poliment les divagations génocidaires de leurs hôtes iraniens.


Mais le message le plus effrayant a été l’élimination des composantes pro-Israël de la Plateforme Nationale Démocrate actuelle. En particulier, l’élimination de toute référence à la reconnaissance de Jerusalem comme capitale d’Israël – qui se conformait à la politique de l’administration. Après une immense protestation, et après trois appels à l’approbation des délégués, elle a été maladroitement réinsérée, provoquant une nuée de huées audibles de nombreux délégués.


Mais d’autres clauses concernant Israël n’ont pas été restaurées. Elles comprennent la référence à « Israël, notre allié le plus fiable au Moyen Orient », la condamnation du Hamas, le rejet du retour aux lignes d’armistice indéfendables de 1949 et l’appel aux réfugiés palestiniens et à leurs descendants à être réinstallés dans un Etat palestinien plutôt qu’en Israël. La journaliste du ‘Washington Post’ Jennifer Rubin a décrit cette plateforme comme « la déclaration la plus radicalement non solidaire de politique envers Israël de tout Parti important depuis la fondation de l’Etat d’Israël ».


Ensuite, la dure récusation par Obama et la secrétaire d’Etat Hillary Clinton de la demande d’Israël de tracer des lignes rouges au-delà desquelles des sanctions combinées au refus du président de rencontrer Netanyahou pendant sa visite à New York, a élevé les tensions avec Israël avant même les élections. Elle a aussi apporté une projection effrayante de ce à quoi s’attendre d’un second mandat d’Obama.


Pourquoi les Juifs n’abandonnent-ils pas un Parti qui est au mieux, ambivalent envers l’Etat juif ?


La réalité pour la plupart des Juifs américains est que depuis l’ère du Président Franklin Roosevelt, leur lien avec le Parti Démocrate est incrusté dans leur ADN politique et même considéré comme une quasi religion.


Pourtant, il est probable que le président Obama aurait agi encore plus durement contre Israël si les Juifs n’étaient pas une composante aussi importante du Parti Démocrate. Il y a donc un aspect positif à l’implication juive actuelle à maintenir un soutien bipartisan Démocrate au Congrès – en l’absence duquel l’infrastructure de défense d’Israël s’éroderait et la communauté internationale nous jetterait sans aucun doute aux loups.


Aussi quand les membres Démocrates pro israéliens influents ou bien des Démocrates proéminents comme Stuart Eizenstat ou Dennis Ross conservent leur affiliation au Parti, même ceux qui sont en désaccord avec eux doivent être soulagés que dans ce terrain politique Démocrate dominant dangereux, il demeure des Juifs influents qui veulent combattre ceux qui cherchent à mettre des distances dans l’alliance traditionnelle entre les USA et Israël.


Alan Dershowitz en est l’exemple. C’est un champion dévoué d’Israël qui a récemment réaffirmé son soutien à Obama bien qu’il ait auparavant condamné sa politique, le comparant même à Chamberlain.


En sa faveur, Dershowitz a condamné la plateforme du Parti Démocrate et a même déclaré au journal ‘Algemeiner’ qu’après les amendements il était amer « non seulement en ce qui concerne Jerusalem, mais aussi pour les autres questions cruciales qui n’ont pas été réintroduites ». Il a accusé des « éléments voyous », au sein du Parti Démocrate, les Arabes américains jusqu’au Juifs anti-israéliens, de chercher à saper « le soutien bipartisan pour Israël qui a caractérisé a politique américaine depuis 1948 », et détruit l’alliance USA-Israël. Il a promis de soumettre cela au président qui, espérait-il, « ferait des déclarations avant les élections pour réaffirmer le contenu de la plateforme de 2008 ».


Ainsi, même ceux qui aspirent à voir davantage de Juifs montrer leur insatisfaction envers Obama dans les sondages, réalisent que c’est un mauvais service pour Israël que de diaboliser les partisans Démocrates comme Dershowitz si ils élèvent la voix et protestent contre la politique anti-israélienne.


Ceci n’est pas l’approbation de ceux qui arguent que les Juifs devraient éviter de considérer Israël comme une question angulaire aux élections. C’est précisément pendant la période électorale que les Juifs américains doivent maximiser leur droit démocratique à influer la politique en critiquant de façon responsable et en faisant obstacle à la politique qu’ils considèrent comme fausse ou immorale.


En effet, pour s’assurer que les politiciens prennent davantage en compte les sensibilités juives, on doit s’attendre à ce que les principaux dirigeants juifs américains, tout en demeurant apolitiques, parlent bien plus fermement contre tout Parti qui adopte des positions anti-israéliennes, qu’il soit Démocrate ou Républicain.


Cela s’applique en particulier maintenant : même s’il est réélu, Obama est capable – comme il l’a été après les dernières élections – de revenir sur ses garanties. En effet, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a déclaré sans vergogne à un journaliste international que comme tous les politiciens, les remarques du président Obama ne doivent pas être prises au sérieux.


Des indicateurs suggèrent que la majorité des Juifs continuera de voter pour Obama ; malgré des sondages contradictoires, une minorité croissante, en particulier les plus engagés, est encline à s’opposer à lui et ce pourrait être bien le plus faible niveau de soutien à un président Démocrate depuis Carter.


De plus, beaucoup de Juifs, peu désireux de couper leur cordon politique avec le Parti Démocrate, pourront bien continuer de soutenir leur représentant Démocrate au Congrès et pourtant s’opposer à Obama à l’élection présidentielle – ce qui servira vraiment à renforcer le support bipartisan envers Israël, actuellement en question.


ileibler@leibler.com

Par Gad - Publié dans : Propagand/ politique étrangère
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Dimanche 23 septembre 2012 7 23 /09 /Sep /2012 20:40

 

La dangereuse constance d’Obama

Par CAROLINE B. GLICK

Jerusalem Post 20/09/2012
 

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=285733

Adaptation française de Sentinelle 5773 ©


 
La politique néoconservatrice de soutien à la démocratisation des sociétés musulmanes adoptée par George W. Bush, le prédécesseur président Barack Obama, a échoué. Et la politique de compromis adoptée par Obama a également échoué.

 
Mardi, le procureur général de l’Egypte a émis des mandats d’arrêt contre huit citoyens américains. Leur soi-disant crime est lié soit à leur implication rapportée dans la production d’un film sur Internet critiquant l’islam, qui a capté tant d’attention au cours des dix derniers jours, soit sous d’autres activités anti-islamiques alléguées. 
L’un des citoyens américains est une femme qui s’est convertie de l’islam au christianisme.

Selon l’Agence ‘Associated Press’ (AP), le parquet général d’Egypte a publié une déclaration annonçant que les huit citoyens américains ont été mis en examen pour des charges d’insulte et d’attaque publiques contre l’islam, diffusion de fausse information, et atteinte à l’unité nationale de l’Egypte.

La déclaration stipulait qu’ils pouvaient encourir la peine de mort en cas de condamnation.

Le rapport de l’affaire par l’AP citait Mamdouh Ismail, un avocat salafiste qui a loué la décision du parquet. Il clamait que cela en dissuaderait d’autres d’exercer leur droit à la liberté d’expression concernant l’islam. Comme il l’a formulé, les poursuites « leur serviront de dissuasion à eux et à tout autre qui pourrait y succomber ». C'est-à-dire qu’elles dissuaderont d’autres de faire la moindre critique sur l’islam.

La volonté de réduire au silence de gens libres sur l’islam est clairement l’objectif auquel les chefs des ‘Frères Musulmans’ veulent parvenir via leurs protestations du film anti-islam. C’était le message du chef des ‘Frères Musulmans’ Yussuf Qaradawi. Trois jours après le début des attaques anti-américaines lors de l’anniversaire des attaques jihadistes du 11 septembre contre l’Amérique, Qaradawi a donné un sermon sur la télévision du Qatar, traduit par ‘MEMRI’.

Qaradawi a utilisé un ton modéré. Il a appelé ses partisans à cesser les émeutes contre les USA. Plutôt que d’attaquer les USA, Qaradawi a pressé son auditoire musulman d’insister pour que les USA interdisent le droit à la libre expression des citoyens américains en mettant hors la loi la critique de l’islam – exactement comme les Européens l’ont fait ces récents années face au terrorisme islamique et à l’intimidation.

Selon ses termes : « Nous disons aux USA : vous devez prendre une position forte et essayer de faire face à cet extrémisme comme les Européens le font. Ce [film anti-islamique] n’est pas de l’art. Il n’a rien à voir avec la liberté d’expression. Ce n’est rien d’autre que des malédictions et des insultes. La liberté de maudire et d’insulter constitue-t-elle la liberté d’expression ?

Les actions aussi bien du parquet égyptien et le sermon de Qaradawi prouvent de façon incontestable l’échec des deux politiques que les USA ont adoptées depuis le 11 septembre 2001, pour faire face à la haine musulmane contre les USA. La politique néoconservatrice de soutien à la démocratisation des sociétés musulmanes adoptée par George W. Bush, le prédécesseur du président Barack Obama, a échoué. Et la politique de compromis adoptée par Obama a également échoué.

La politique de démocratisation de Bush proclamait que la raison pour laquelle le monde musulman était devenu un foyer d’anti-américanisme et de terrorisme était que le monde musulman n’était pas gouverné par des régimes démocratiques. Lorsque les Musulmans du monde seraient libérés, et autorisés à élire librement leurs gouvernements, les néoconservateurs proclamaient qu’ils abandonneraient leur haine de l’Amérique.

Comme conséquence de cette conviction, quand les protestations contre le régime autoritaire de Moubarak commencèrent en janvier 2011, les néoconservateurs furent des partisans déclarés du renversement du président d’alors, Hosni Moubarak, en dépit du fait qu’il avait été l’allié clé des USA dans le monde arabe depuis trois décennies. Ils ont soutenu le processus politique qui a porté les ‘Frères Musulmans’ au pouvoir. Ils ont soutenu ce processus en dépit du fait que Qaradawi est le clerc le plus influent en Egypte. Ils l’ont soutenu en dépit du fait que seulement quelques jours après que Moubarak ait été chassé du pouvoir, Qaradawi est arrivé sur la place Tahrir au Caire et devant un auditoire de deux millions de partisans, il a appelé à l’invasion d’Israël et à la conquête de Jerusalem.

Par la suite, le Peuple égyptien a voté pour les ‘Frères Musulmans’ de Qaradawi et pour le Parti salafiste. La distinction entre les deux Partis est que Qaradawi et les ‘Frères Musulmans’ veulent recourir à la fois à des moyens violents et non violents pour dominer le monde au nom de l’islam. Les salafistes ont écarté la non violence. Aussi, alors que Qaradawi a appelé à mettre fin aux émeutes de façon à convaincre les Américains de criminaliser la critique de l’islam, leurs homologues salafistes ont appelé au meurtre de tous ceux impliqués dans la production du film anti-islamique.

Par exemple, le clerc salafiste Ahmad Fouad Ashoush a publié une fatwa sur les sites Internet islamiques en fin de semaine dernière appelant les Musulmans américains et européens à assassiner ceux impliqués dans le film. Sa décision religieuse a été traduite par le groupe de renseignement ‘SITE’ lundi.

Ashoush écrivait : « Les bâtards qui ont fait ce film sont des infidèles belligérants. J’émets une fatwa et j’appelle la jeunesse musulmane en Amérique et en Europe à accomplir ce devoir, qui est de tuer le metteur en scène, le producteur et les acteurs de tous ceux qui ont aidé et fait la promotion de ce film ».

« Aussi, empressez-vous, Ô jeunesse musulmane d’Amérique et d’Europe, et enseignez une leçon à ces répugnants rampants que les singes et les porcs en Amérique et en Europe comprendront. Puisse Allah vous guider et vous accorder le succès ».

Voilà les voix de l’Egypte démocratique. Le gouvernement, qui a mis en examen des citoyens américains pour des charges capitales, pour avoir exercer leur droit le plus fondamental en tant qu’Américains, est une représentation loyale des sentiments du Peuple égyptien qui l’a librement élu. Le prêcheur salafiste est un représentant loyal de la fraction du Peuple égyptien qui a mis le Parti salafiste en deuxième position au Parlement égyptien. L’appel de Qaradawi à l’abolition de la liberté d’expression en Amérique – comme c’est arrivé en Europe – et à interdire toute critique de l’islam, est soutenu par des millions et des millions de musulmans à travers le monde, qui le considèrent comme l’un des principaux clercs sunnites dans le monde.

Les élections libres en Egypte ont donné au Peuple égyptien le pouvoir d’utiliser des organes de gouvernance pour faire progresser leur haine de l’Amérique. Leur haine a été dotée de puissance, et légitimée, et non pas diminuée comme les néoconservateurs l’avaient espéré.

Le comportement du gouvernement égyptien, de Qaradawi et des salafistes montre aussi clairement que la politique de conciliation du monde musulman par Obama a totalement échoué. Alors que Bush croyait que la source de la haine musulmane était leur oppression sous la férule de leurs régimes, Obama a mis leur rage et leur haine sur le compte des supposés méfaits de l’Amérique.

En changeant la façon dont l’Amérique traite le monde musulman, Obama croit qu’il peut mettre fin à leur haine de l’Amérique. A cette fin, il a cherché les forces et les régimes les plus anti-américains dans la région et méprisé des régimes et des forces politiques proaméricains.

Quand la stratégie politique d’Obama a été identifiée comme conduite par la conciliation, l’inconstance apparente de sa guerre contre Mouammar Khaddafi de Libye d’un côté, et sa passivité face au soulèvement contre le régime en Iran en 2009 et le soulèvement en Syrie contre le régime Assad aujourd’hui prennent tout leur sens. Khaddafi n’était pas une menace pour les USA, aussi ne méritait-il pas de protection. Les mollahs en Iran et Assad sont des ennemis des USA, aussi méritent-ils une protection. Obama a courtisé avec assiduité les ‘Frères Musulmans’ depuis le début de sa présidence.

L’exploitation officielle et officieuse du film Internet comme moyen pour intimider et attaquer les USA pour leur faire désavouer leurs principes fondamentaux, est la preuve que la théorie d’Obama sur la source de la rage musulmane est fausse. Ils ne haïssent pas l’Amérique à cause de ce que le gouvernement américain fait. Ils haïssent l’Amérique à cause de ce que l’Amérique est. Et c’est pourquoi depuis le 11 septembre, la motivation de la politique étrangère d’Obama s’est désintégrée.

Plutôt que d’accepter cette vérité fondamentale et de défendre le mode de vie américain, Obama a redoublé sur la seule voie à sa portée. Lui, son gouvernement, sa campagne et ses partisans dans les media ont répondu à l’effondrement des bases de sa politique étrangère en recourant au type d’actions dont ils accusaient George W. Bush, son gouvernement et leurs partisans. Ils ont répondu par une campagne d’oppression politique et d’intolérance contre les populations autochtones dirigées contre leurs opposants politiques.

Ce dernier vendredi soir, des officiers de la force publique ont fait une descente dans le foyer californien de Nakoula Basseley Nakoula, l’homme qui a fait le film que les Musulmans des pays arabes récemment libres trouvent si insultant. Nakoula a été questionné par les autorités fédérales puis libéré. Son arrestation a été photographiée. L’image d’une dizaine d’officiers arrêtant un homme désarmé pour avoir fait un film a été diffusée aussitôt dans le monde entier.

Au-delà de la persécution d’un réalisateur indépendant, la Maison Blanche a exigé que ‘YouTube’ bloque l’accès dessus. YouTube – détenu par ‘Google’- a jusqu’à présent refusé la requête de la Maison Blanche.

L’incitation à l’intolérance à l’égard des autochtones du gouvernement Obama pour réduire au silence toute critique de sa politique étrangère profondément indéfendable a été bien mise en évidence dimanche dernier. La campagne d’Obama a adopté un long article antisémite publié par la journaliste du ‘New York Times’ Maureen Dowd.

Dans son article, intitulé « Les Néocons reviennent en arrière », Dowd a écrit que les candidats Républicains à la présidence et à la vice-présidence Mitt Romney et Paul Ryan ne sont que de simples marionnettes contrôlées par un « maître néocon de marionnettes, Dan Senor ».

« Neocon » est un terme populaire pour « Juif ». Il a été identifié ainsi par le collègue de Dowd au ‘Times’ David Brooks, il y a plusieurs années.

Dowd a dit que les « néocons se sont emparés » de Bush après les attaques du 11 septembre et « maintenant, au sein de la rage arabe contagieuse déclenchée pour le 11ème anniversaire du 11 septembre 2001, ils se sont emparés d’un autre président Républicain putatif et de son vice-président, tous deux naïfs sur les affaires du monde ».

Un aspect parlant de l’attaque de Dowd contre Senor comme néoconservateur, c’est que lui et son patron dans l’administration Bush, Paul Bremer, étaient la ‘némésis’ des néoconservateurs au Pentagone. La seule chose que Senor avait en commun avec les semblables de Paul Wolfowitz et Douglas Feith, c’était que les trois hommes sont juifs.

De plus, Dowd a fait une distinction entre de supposés « néocons » comme Senor, et les dirigeants des USA non juifs comme Donald Rumsfeld et Dick Cheney qui était simplement « complice » des néocons.

Aussi Senor ne partage pas la même vision idéologique du monde que Feith et Wolfowitz mais c’est un néocon. Et Cheney et Rumsfeld partagent la même vision du monde que Feith et Wolfowitz, et ils ne sont pas néocons.

Le rédacteur public du ‘Times’ Andrew Rosenthal a écarté des remarques selon lesquelles Dowd était antisémite, argumentant qu’elle ne pouvait l’être puisqu’elle n’avait jamais dit un seul mot sur les Juifs.

La campagne d’Obama liée à l’article de Dowd sur son compte ‘Twitter’ rend compte du message « Pourquoi la politique étrangère de Romney et Ryan résonne-t-elle familièrement menaçante ? ». La volonté de la campagne d’Obama d’orienter le public vers de longs articles antisémites contre ses opposants politiques est cohérente avec la stratégie générale du gouvernement pour défendre sa politique. Cette stratégie implique de répondre à la critique non pas par une défense substantielle de sa politique, mais par des attaques ad hominem contre ses critiques.

Les critiques de sa politique économique en échec sont attaqués comme de « gros donateurs [Fat Cats, péjoratif] de Wall Street ». Les critiques de sa politique étrangère en échec sont diabolisés comme des marionnettistes néocon menaçants.

Il existe une différence entre concilier des parties qui ont été blessées par vos actes et apaiser des parties qui souhaitent votre destruction. Dans les années 1970, les USA se sont conciliés les Philippines en transférant la souveraineté de la Base Air Force de Clark au gouvernement philippin. L’Amérique était encore l’Amérique et les USA et les Philippines sont devenus amis.

Pour se concilier une partie qui hait votre mode de vie, vous devez changer votre mode de vie. La seule façon pour l’Amérique d’apaiser le monde musulman est de cesser d’être l’Amérique.

caroline@carolineglick.com

Par Gad - Publié dans : Propagand/ politique étrangère
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Mercredi 19 septembre 2012 3 19 /09 /Sep /2012 12:57

L'enfance musulmane d'Obama

par Daniel Pipes

 

 

The Washington Times
Du 10 au 14 septembre 2012

http://fr.danielpipes.org/11959/enfance-musulmane-obama

Version originale anglaise: Obama's Muslim Childhood
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Barack Obama est apparu bien décidé à se battre contre son rival républicain, parrainant des annonces télévisées qui demandaient, «Qu'est-ce que Mitt Romney nous cache?». C'est une allusion à ces questions relativement mineures comme les déclarations fiscales des années antérieures de Romney, la date où il a cessé de travailler pour Bain Capital, ainsi que les documents non publics de son travail à la tête des Olympiques de Salt Lake City et en tant que gouverneur du Massachusetts. Obama a justifié ses exigences pour que Romney lâche plus d'informations sur lui-même, en déclarant en août 2012 que «Le peuple américain suppose que si on veut être président des Etats-Unis il faut que votre vie soit un livre ouvert quand il s'agit de choses comme vos finances.» Des libéraux comme Paul Krugman du New York Times appuient avec enthousiasme cette focalisation sur l'histoire personnelle de Mitt Romney.

Si Obama et ses partisans souhaitent se concentrer sur la biographie, bien sûr, il s'agit d'un jeu que les deux peuvent jouer. Le modéré, et affable Romney a déjà critiqué la campagne de réélection d'Obama comme «basée sur le mensonge et la malhonnêteté» et une publicité télévisée est allée plus loin, affirmant que Obama «ne disait pas la vérité.»

Il ne dit pas toujours la vérité: Obama a revendiqué une naissance au Kenya en 1991 pour vendre son autobiographie.

L'accent mis sur la transparence et l'honnêteté est susceptible de nuire à Obama beaucoup plus qu'à Romney. Obama reste le candidat mystère avec une autobiographie pleine de lacunes et même d'inventions. Par exemple, pour vendre son autobiographie en 1991, Obama a prétendu à tort qu'il "était né au Kenya"." Il a menti à propos du fait de n'avoir jamais été membre et candidat du Nouveau parti socialiste de Chicago des années 1990, et quand Stanley Kurtz a produit des preuves pour établir qu'il en était membre, les attachés de presse d'Obama ont sali et traité avec dédain Kurtz. L'autobiographie d'Obama en 1995, Les Rêves de Mon Père, [traduction en français de Danièle Darneau « Les rêves de mon père. L'histoire d'un héritage en noir et blanc. Presses de la Cité Etranger, mars 2008 (NDLT)] contient un flot d'inexactitudes et de mensonges comme à propos de son grand-père maternel, de son père, de sa mère, du mariage de ses parents, du père de son beau-père, de son ami de lycée, de sa petite amie, de Bill Ayers et Bernardine Dohrn , et du révérend Jeremiah Wright. Comme Victor Davis Hanson le dit, «Si un écrivain est capable d'inventer les détails de la maladie en phase terminale de sa propre mère et sa quête pour une assurance, alors il pourra probablement inventer sur n'importe quoi.»

Dans ce contexte plus large de mensonges sur sa vie passée se pose la question de la discussion sur la religion d'Obama, peut-être le plus singulier et le plus scandaleux de ses mensonges

Contradictions

Interrogé sur la religion de son enfance et de sa jeunesse, Obama apporte des réponses contradictoires. Il a peaufiné une question de mars 2004, «Avez-vous toujours été chrétien?" en répondant: «J'ai été élevé plus par ma mère et ma mère était chrétienne". Mais en décembre 2007, il a tardivement décidé de donner une réponse claire: «Ma mère était une chrétienne du Kansas .... J'ai été élevé par ma mère Donc, j'ai toujours été Chrétien.». Cependant, en février 2009, il a donné un compte-rendu complètement différent:

«Je n'ai pas grandi dans un foyer particulièrement religieux. J'ai eu un père qui est né musulman mais est devenu athée, des grands-parents qui étaient des méthodistes et des baptistes non-pratiquants, et une mère qui était sceptique quant à la religion organisée. Je ne suis pas devenu chrétien ... jusqu'à ce que je déménage dans le côté sud de Chicago après le collège.

Il a en outre élaboré cette réponse en septembre 2010, en disant: «. J'en suis venu à ma foi chrétienne tard dans la vie"

Quel est-il? Obama a-t-il «toujours été chrétien» ou est-il «devenu chrétien» après le collège? La contradiction avec soi-même sur une si fondamentale question d'identité, lorsque cela s'ajoute à la remise en question générale à propos de l'exactitude de son autobiographie, soulève des questions sur la véracité; quelqu'un qui aurait dit la vérité pourrait-il dire des choses aussi variées et opposées à propos de lui-même? L'incohérence est typique del'invention: en maquillant les choses, il est difficile de s'en tenir à la même histoire. Obama semble cacher quelque chose. Était-il l'enfant areligieux de parents impies? Ou fut-il toujours chrétien? Toujours musulman? Ou était-il, en fait, quelque chose de sa propre création - un chrétien / musulman?

Obama donne quelques informations sur son passé islamique dans ses deux livres, les rêves et l'audace d'espérer (2006) [ce dernier livre paru en 2007 aux Editions «Presses de la Cité» a été traduit par Jacques Martinache sous le titre «L'audace d'espérer: une nouvelle conception de la politique américaine» (NDLT)]. En 2007, quand Hillary Clinton était encore candidate démocrate favorite à la présidence, un certain nombre de journalistes avaient déterré des informations sur le temps passé par Obama en Indonésie. Les déclarations d'Obama en tant que président ont fourni des informations importantes sur sa mentalité. Cependant les principales biographies de Barack Obama, qu'elles soient amicales (comme celles de David Maraniss, de David Mendell, et de David Remnick) ou hostiles (comme celles de Jack Cashill, de Jerome R. Corsi, de Dinish D'Souza, d'Aaron Klein, d'Edward Klein , et de Kurtz Stanley), consacrent peu d'attention à ce sujet.

J'établirai qu'il est né et a grandi comme musulman, je fournirai des preuves qui le confirment tirées des dernières années, je sonderai la perception qu'on a de lui en tant que musulman, et je placerai cette tromperie dans le contexte plus large des fictions autobiographiques d'Obama.

"Je n'ai jamais été Musulman"

Obama reconnaît volontiers que son grand-père paternel, Hussein Onyango Obama, s'est converti à l'islam. En effet, les rêves de mon père (p. 407) contient une longue citation de sa grand-mère paternelle pour expliquer les raisons du grand-père pour avoir agi ainsi: les coutumes du christianisme lui paraissaient «des sentiments stupides» pour lui, «quelque chose pour consoler les femmes», et ainsi il s'est converti à l'islam, pensant que "ses pratiques s'approchaient plus de ses convictions» (p. 104). Obama le disait volontiers à tout venant: par exemple lorsque lui fut demandé par un barbier (p. 149): «Etes-vous musulman?", il a répondu: «Grand-père l'était."

Obama présente ses parents et son beau-père comme non-religieux. Il note (dans l'audace d'espérer 2006, pp 204-205), que son «père avait été élevé comme musulman", mais était «athée» au moment où il a rencontré la mère de Barack, qui à son tour «professait la laïcité». Son beau-père, Lolo Soetoro , «comme la plupart des Indonésiens, a grandi comme musulman», même si non-pratiquant, d'un islam syncrétique qui ( les rêves, p. 37), «fait entrer des traces anciennes des croyances animistes et des croyances hindoues. "

En ce qui le concerne personnellement, Obama avoue de nombreux liens avec l'islam mais se défend d'être un musulman. "Le seul lien que j'ai eu avec l'islam, c'est que mon grand-père du côté de mon père venait de ce pays", at-il déclaré en décembre 2007. "Mais je n'ai jamais pratiqué l'Islam .... Pendant un moment, j'ai vécu en Indonésie parce que ma mère enseignait là-bas. Et c'est un pays musulman. Et je suis allé à l'école. Mais je n'ai pas pratiqué." De même, a t-il déclaré en février 2008 à part mon nom et le fait que j'ai vécu dans un pays peuplé de musulmans pendant 4 ans, lorsque j'étais enfant j'avais très peu de liens avec la religion islamique .» Notons sa déclaration sans équivoque ici: "Je n'ai jamais été Musulman." Sous le titre «Barack Obama n'est pas et n'a jamais été musulman», le premier site web durant la campagne présidentielle a effectué une déclaration encore plus catégorique en novembre 2007, en déclarant qu '«Obama n'avait jamais prié dans une mosquée. Il n'a jamais été musulman, n'a pas été élevé comme musulman et est un chrétien engagé. "

"Barry était musulman"

Mais de nombreux éléments plaident en faveur du fait qu'Obama est né et a grandi comme musulman:

(1) L'islam est une religion patrilinéaire: Dans l'islam, le père transmet sa religion aux enfants, et quand un homme musulman a des enfants avec une femme non-musulmane, l'islam considère les enfants comme musulmans. Le grand-père et le père de Barack Obama ayant été musulmans - dans la mesure où leur piété n'a pas d'importance du tout – cela signifie que, aux yeux des Musulmans, Barack est né musulman.

(2) Les prénoms arabes sur la base de la racine trililitère HSN: Tous les prénoms tels que Husayn (ou Hussein, Hassan, Hassan, Hassanein, Ahsan, et autres) sont exclusivement accordés à des bébés musulmans. (La même chose vaut pour les prénoms basés sur la racine HMD.) Le prénom d'Obama, Hussein, proclame explicitement qu'il est né musulman.

Document attestant l'inscription d'Obama à Saint François d'Assise, une école catholique, à Djakarta. (Cliquez pour agrandir)

(3) Inscrit en tant que musulman à l'école catholique Saint François d'Assise: Obama a été inscrit dans une école catholique à Djakarta sous le nom de "Barry Soetoro." Un document qui a été conservé le répertorie correctement comme né à Honolulu le 4 août 1961 ; en outre, cela le classe comme ayant la nationalité indonésienne et de religion musulmane.

(4) Inscrit en tant que musulman à SD Besuki [SDN Besuki ou the Besuki School est une école publique indonésienne à Menteng, Djakarta (NDLT)]: Bien que Besuki (également connu sous le RPS 1 Menteng) soit une école publique, Obama s'y réfère curieusement dans l'audace d'espérer (p. 154) comme «l'école musulmane qu'il a fréquentée à Djakarta. Ses inscriptions n'existent plus, mais plusieurs journalistes (Haroon Siddiqui, du Toronto Star, Paul Watson, du Los Angeles Times, David Maraniss du Washington Post ) ont tous confirmé que là aussi, il a été enregistré en tant que musulman.

(5) La classe islamique à Besuki: Obama mentionne (L'audace d'espérer, p 154.) qu'à Besuki, «le professeur a écrit pour dire à ma mère que je faisais au cours des grimaces durant les études coraniques.» Seuls les étudiants musulmans assistaient aux deux heures hebdomadaires de cours de Coran; Watson relate:

deux de ses enseignants, l'ancien vice-principal Tine Hahiyari et le professeur de troisième année Effendi, ont dit qu'ils se rappelaient clairement que dans cette école aussi, il a été enregistré en tant que musulman, ce qui a déterminé à quel cours il a assisté durant les cours de religion hebdomadaires. «Les étudiants musulmans étaient enseignés par un professeur musulman, et les étudiants chrétiens étaient enseignés par un enseignant chrétien», a déclaré Effendi.»

Andrew Higgins, du Washington Post cite Rully Dasaad, un ancien camarade de classe, disant qu' Obama chahutait au cours et, au cours des lectures du Coran, il "a ri à cause de sa drôle de prononciation." Maraniss nous a appris que le cours comprenait non seulement l'étude «comment prier et comment lire le Coran», mais aussi de faire la Prière du vendredi commune sur les terrains de l'école.

Obama avec sa classe à Besuki SD, une école publique, à Djakarta.

(6) la présence à la Mosquée: Maya Soetoro-Ng, la jeune demi-sœur d'Obama, dit que son père (à savoir, le beau-père de Barack) allait à la mosquée "pour les grands événements communaux»; Barker a constaté qu' «Obama de temps en temps suivait son beau-père à la mosquée pour les prières du vendredi. " Watson relate:

«Les amis d'enfance disent qu'Obama allait parfois à la prière du vendredi à la mosquée locale. «Nous priions, mais pas vraiment sérieusement, juste suivant les gestes effectués par les personnes plus âgées dans la mosquée. Mais comme gosses, nous avons adoré rencontrer nos amis , aller à la mosquée ensemble et jouer», a déclaré Zulfin Adi, qui se décrit comme faisant partie des plus proches amis d'enfance. ... Parfois, quand le muezzin faisait retentir l'appel à la prière, Lolo et Barry allaient à pied à la mosquée de fortune ensemble, dit Adi. «Sa mère allait souvent à l'église, mais Barry était musulman. Il se rendait à la mosquée", dit Adi.

(7) Le vêtement musulman: Adi rappelle au sujet d'Obama, "Je me souviens de lui portant un sarong." De même, Maraniss a constaté non seulement que «Ses camarades de classe ont rappelé que Barry portait un sarong» mais des échanges écrits indiquent qu'il a continué à porter ce vêtement aux États-Unis. Ce fait a des implications religieuses parce que, dans la culture indonésienne, seuls les musulmans portent des sarongs.

(8) La piété: Obama dit qu'en Indonésie, il «ne pratiquait pas [l'Islam]», une affirmation qui reconnaît par inadvertance son identité musulmane en laissant entendre qu'il était musulman non pratiquant. Mais plusieurs de ceux qui l'ont connu sont en contradiction avec ce souvenir. Rony Amir décrit Obama comme «très religieux précédemment dans l'Islam." Un ancien professeur, Tine Hahiyary, cité dans le Kaltim Post , dit que le futur président a pris part à des cours de religion islamique avancés: «Je me souviens qu'il avait étudié le mengaji." Dans le contexte de l'Islam de l'Asie du Sud-est, le Coran en mengaji signifie réciter le Coran en arabe, une tâche difficile dénotant des études supérieures.

En résumé, le dossier montre Obama né musulman d'un père non musulman pratiquant et ayant vécu pendant quatre ans dans un milieu entièrement musulman sous les auspices de son beau-père indonésien musulman. Pour ces raisons, ceux qui connaissaient Obama en Indonésie le considéraient comme un musulman.

«Ma foi musulmane»

En outre, plusieurs déclarations de Barack Obama ces dernières années soulignent son enfance musulmane.

(1) Robert Gibbs, directeur de campagne de communication pour la première course à la présidentielle d'Obama, a affirmé en janvier 2007: «Le sénateur Obama n'a jamais été musulman, n'a pas été élevé comme musulman et est un chrétien engagé qui assiste à l'Eglise unie du Christ à Chicago . " Mais il s'est ravisé en mars 2007, affirmant qu '«Obama n'a jamais été un musulman pratiquant." En mettant l'accent sur la pratique étant enfant, la campagne ne soulève pas un problème car les musulmans (comme les Juifs) ne considèrent pas que la pratique soit au cœur de l'identité religieuse. Gibbs a ajouté, selon une paraphrase de Watson, que «Etant enfant, Obama avait passé du temps dans le centre islamique du quartier." De toute évidence, «centre islamique du quartier» est un euphémisme pour «mosquée», passer du temps là montre encore qu'Obama était musulman.

(2) Il a peut-être fait des grimaces et chahuté dans le cours de Coran, mais Obama a appris à faire la prière salat en classe de religion, son ancien professeur à Besuki, Effendi , rappelle qu'il «se joignait aux autres élèves pour les prières musulmanes." Effectuer la prière-la salat-en elle-même fait d'Obama un musulman. En outre, il conserve encore fièrement la connaissancedes cours suivis, il ya longtemps: en mars 2007, Nicholas D. Kristof du New York Times, témoigne qu'Obama "a rappelé les premières lignes de l'appel à la prière en arabe, en les récitant [à Kristof] avec un accent de premier ordre. " Obama n'a pas récité la salat elle-même, mais l'adhan, l'appel à la prière (en général scandé des minarets). Les deuxième et troisième lignes de l'adhan constituent la déclaration de foi islamique, la shahada, dont l'énonciation rend musulman. L'adhan complet dans son itération sunnite (en sautant les répétitions) se déroule comme suit:

Dieu est le plus grand.
Je témoigne qu'il n'y a pas de divinité à part Dieu.
Je témoigne que Mahomet est le Messager de Dieu.
Venez à la prière.
Venez à la réussite.
Dieu est le plus grand.
Il n'y a pas de divinité à part Dieu.

Aux yeux des musulmans, réciter l'adhan en classe en 1970 a fait d'Obama un musulman alors - et de le faire à nouveau pour un journaliste en 2007 une fois de plus fait d'Obama un musulman.

(3) Dans une conversation avec George Stephanopoulos en septembre 2008, Obama a parlé de "ma foi musulmane" , ne changeant par«ma foi chrétienne» qu'après que Stephanopoulos l'a interrompu et l'a corrigé. Personne ne pourrait laisser échapper "ma foi musulmane" à moins que quelque base existe pour une telle erreur.

(4) Lorsqu'il s'adresse à un public musulman, Obama utilise des expressions spécifiquement musulmanes qui rappellent son identité musulmane. Il s'est adressé à des auditoires au Caire ( en juin 2009) et Djakarta ( en novembre 2010) avec «as-salam alaykoum», un message d'accueil que celui qui est allé à la classe de Coran, sait qu'il est réservé à un musulman s'adressant à un autre. Au Caire, il a également déployé plusieurs autres termes pieux qui signalent aux musulmans qu'il est l'un d'entre eux:

  • «Le Coran» (un terme mentionné cinq fois): une traduction exacte de la référence de l'arabe standard au texte écrit, «Al-Qur'an al-Karim».
  • «Le droit chemin»: une traduction de l'arabe «as-Sirat al-mustaqim», par lequel les musulmans demandent à Dieu de les guider chaque fois qu'ils prient.
  • «J'ai connu l'islam sur trois continents avant de venir dans la région où il a été révélé": les non-musulmans ne font pas référence à l'islam comme révélé.
  • "L'histoire de l'Isra, avec Moïse, Jésus et Mahomet... unis dans la prière»: ce conte coranique d'un voyage nocturne établit la prééminence de Mahomet sur toutes les autres figures saintes, y compris Jésus."Moïse, Jésus et Mahomet, que la paix soit sur eux»: une traduction de l'arabe alayhim 'as-salam, ce que le musulman pieux dit après avoir mentionné les noms des prophètes morts autres que Mahomet. (une salutation différente, «salla Allahu alayhi wa sallam»: «Que Dieu lui rende hommage et lui accorde la paix», suit normalement le nom de Mahomet, mais cette expression n'est presque jamais dite en anglais.)

Obama parle de l'islam au Caire en juin 2009.

Obama disant: «Que la paix soit sur eux» a d'autres implications au-delà d'être une expression purement islamique jamais utilisée par les arabophones juifs et les chrétiens. Tout d'abord, elle contredit ce qu' un chrétien auto-proclamé croit, car cela implique que Jésus, comme Moïse et Mahomet, est mort;la théologie chrétienne tient qu'il est ressuscité, vivant et le Fils immortel de Dieu. Deuxièmement, y inclure Mahomet dans cette bénédiction implique la vénération pour ce dernier, quelque chose d'aussi extravagant qu'un Juif parlant de Jésus-Christ. Troisièmement, un chrétien serait plus naturellement porté à rechercher la paix venant de Jésus plutôt que de souhaiter la paix pour lui.

(5) La description exagérée et inexacte d'Obama de l'islam aux États-Unis révèle une mentalité islamiste. Il surestime considérablement le nombre et le rôle des musulmans aux États-Unis, annonçant en juin 2009 que «si vous aviez réellement évalué le nombre de musulmans Américains, nous serions l'un des plus grands pays musulmans du monde." (Difficilement: Selon un listing des populations musulmanes les États-Unis, avec environ 2,5 millions de musulmans, se classe au 47eme rang). Trois jours plus tard, il a donné une estimation gonflée de " près de 7 millions d'Américains musulmans aujourd'hui dans notre pays" et bizarrement a annoncé que «l'islam a toujours fait partie de l'histoire de l'Amérique .... Depuis la fondation de c epays, les musulmans américains enrichissent les États-Unis." Obama a également annoncé le fait douteux, en avril 2009 , que de nombreux Américains "ont des musulmans dans leur famille ou ont vécu dans un pays à majorité musulmane." Dans l'ordre de priorité des communautés religieuses aux États-Unis, Barack Obama donne toujours la première place pour les chrétiens, mais la deuxième place varie entre juifs et musulmans, notamment dans son discours inaugural de janvier 2009: "Les Etats-Unis sont une nation de chrétiens et de musulmans, de juifs et d'hindous et de non-croyants. " Obama surestime donc énormément le rôle musulman dans la vie américaine ce qui suggère une mentalité islamique suprématiste spécifique à une personne venant d'un milieu musulman.

Dans l'ensemble, ces déclarations confirment le témoignage de l'enfance d'Obama qu'il est né et a grandi musulman.

"Toute ma famille était musulmane"

Plusieurs personnes qui connaissent bien Obama le perçoivent comme musulman.Fait extrêmement étonnant, sa demi-sœur, Maya Soetoro-Ng, a déclaré: "Toute ma famille était musulmane." Toute sa famille, évidemment, comprend son demi-frère Barack.

En juin 2006, Obama a raconté comment, après une longue évolution religieuse, il "a finalement réussi à se convertir à l'Eglise du Christ «la Trinity United Church of Christ»sur la 95e Rue dans le quartier sud de Chicago un jour et affirmer sa foi chrétienne» avec une invitation à l'autel . Mais quand son pasteur de l'église Trinity-United, le révérend Jeremiah Wright, fut interrogé(par Edward Klein, the Amateur , p. 40), «Avez-vous converti Obama de l'islam au christianisme?" Que ce soit par ignorance ou par discrétion, Wright peaufiné la question, répondant énigmatique: «C'est difficile à dire.» Notons qu'il ne rejetait pas d'emblée l'idée que Barack Obama avait été musulman.

Le demi-frère âgé de 30 ans de Barack qui l'a rencontré à deux reprises, George Hussein Onyango Obama, a déclaré à un enquêteur en mars 2009 que «Il peut se comporter différemment en raison de l'endroit où il se trouve, mais à l'intérieur Barack Obama est musulman."

«Son deuxième prénom est Hussein»

Les musulmans ne peuvent pas se défaire du sentiment que, sous son identité chrétienne proclamée, Obama est vraiment l'un d'entre eux.

Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre de la Turquie, s'est reféré à Hussein comme à un nom «musulman». Les discussions entre musulmans sur Obama mentionnent parfois son deuxième prénom comme un code, sans commentaire supplémentaire nécessaire. Une conversation à Beyrouth, cité dans le Christian Science Monitor, saisit bien la perplexité. "Il doit être bon pour les Arabes parce qu'il est musulman", fit observer un épicier. «Il n'est pas musulman, c'est un chrétien,» répondit un client. Non, dit l'épicier, "Il ne peut pas être chrétien. Son deuxième prénom est Hussein." Le nom est une preuve irréfutable.

En dépit du fait de le connaître mieux, Asma Gull Hasan «n'arrive pas à accepter que Obama n'est pas musulman.»

L'écrivaine américaine musulmane Asma Gull Hasan a écrit dans " Obama, mon président musulman "

Je sais que le président Obama n'est pas musulman, mais je suis tentée de penser néanmoins qu'il l'est, comme la plupart des musulmans que je connais. Dans un sondage sans valeur scientifique, oral, effectué sur des membres de la famille pour s'étendre à des amis musulmans, il en résulte que beaucoup d'entre nous ressentent ... que nous avons notre premier président américain musulman Barack Hussein Obama. ... Depuis le jour des élections, j'ai participé de plus en plus à des conversations avec les musulmans dans lesquelles ils sont d'accord qu'Obama est musulman et c'est soit de façon détachée ou avec enthousiasme qu'ils le laissent échapper. Dans les commentaires sur notre nouveau président, [on entend ]«je dois soutenir mon confrère musulman», qui s'échappait de la bouche avant qu'on ait eu le temps de réfléchir à deux fois. Ou " bien, je sais qu'il n'est pas vraiment musulman" ; je voudrais ajouter rapidement. Mais si les personnes à qui je parlais étaient musulmans, elles disaient, «oui il l'est.»

En guise d'explication, Asma Gull Hasan mentionne le prénom d'Obama. Elle conclut: «La plupart des musulmans que je connais (moi y compris) n'arrivons pas à accepter que Obama n'est pas musulman."

Si les musulmans ont ces impressions, on ne s'étonnera pas que le public américain les ait aussi. Cinq sondages par le Pew Reseach Center en 2008-2009 pour le peuple et la presse posant la questiont: «connaissez –vous quelle est la religion de Barack Obama?"ont trouvé un cohérent 11-12 pour cent des électeurs inscrits américains affirmant qu'il est vraiment musulman, avec des pourcentages beaucoup plus grands chez les républicains et les évangéliques. Ce nombre est passé à 18 pour cent en août 2010 pour une enquête de Pew. Un sondage de mars 2012 a trouvé environ la moitié des électeurs républicains susceptibles à la fois dans l'Alabama et le Mississippi de voir Obama comme un musulman. L'enquête de Pew de juin-juillet 2012 a révélé que 17 pour cent disent qu'Obama est un musulman et 31 pour cent ne connaissant pas sa religion, avec seulement 49 pour cent l'identifiant en tant que chrétien. Cela met en évidence une répartition égale entre ceux qui disent qu'Obama est un chrétien et ceux qui disent qu'il ne l'est pas.

Que ceux qui le voient comme musulman désapprouvent aussi massivement son rendement au travail montre une corrélation dans leur esprit entre l'identité musulmane et une présidence ratée. Qu'une si grosse partie du public persiste dans cette vision des choses tient à la réticence que le public éprouve à prendre Obama au mot d'être un chrétien. Ceci à son tour reflète le sentiment largement répandu que Mr. Obama a joué double jeu avec sa biographie.

"Il s'intéressait à l'Islam"

Pendant ses études en Indonésie, Obama, comme chacun le sait, a fréquenté le cours de Coran; ce qui est moins connu, comme il l'a rappelé en mars 2004, est son «étude de la Bible et du catéchisme» à l'école d'Assise. Comme chacun de ces cours de religion était destiné seulement pour les croyants [appartenant à cette religion], la participation aux deux cours ne se faisait pas. Plusieurs de ses anciens professeurs se souviennent bien d'Obama. Voici ce que disent trois d'entre eux à ce sujet:

  • L'institutrice d'Obama, en primaire à l'école d'Assise [alors qu'Obama avait 6 ou 7 ans (NDLT)], Israella Dharmawan, a rappelé à Watson du Los Angeles Times: "A cette époque, Barry priait également selon le rite catholique, mais Barry était musulman .... Il a été inscrit comme musulman parce que son père, Lolo Soetoro, était musulman. "

  • L'ancien instituteur de primaire à Besuki, Effendi,[alors qu'Obama avait 8 ou 9 ans (NDLT)] a dit à Anne Barrowclough du Times (Londres) , que l'école avait des élèves de diverses confessions et a rappelé que les élèves assistaient à des cours en fonction de leur religion- sauf pour Obama, qui, seul, avait insisté pour participera à la fois à des classes chrétiennes et islamiques. Il l'a fait, même contre la volonté de sa mère chrétienne: «Sa mère n'aimait pas cet apprentissage de l'Islam, bien que son père fût un musulman . Parfois, elle venait à l'école; elle était en colère contre le professeur de religion et disait:« Pourquoi lui avez-vous enseigné le Coran? Mais il a continué à aller au cours [de Coran] parce qu'il s'intéressait à l'Islam. "

  • Un administrateur de Besuki, Akhmad Solikhin, a exprimé (à un journal indonésien, le Kaltim Post, le 27 janvier 2007, traduction fournie pour "Un Américain expatrié en Asie du Sud-est", citation coupée pour plus de clarté) sa perplexité à propos de la religion d'Obama: "Il a en effet a été enregistré en tant que musulman, mais il prétend être chrétien ».

Cette religiosité double, il est vrai, est en cours de discussion au moment où Obama est une personnalité internationale et lorsque la nature de son appartenance religieuse a pris des proportions politiques.Mais en plus, que les trois figures de son passé indonésien fassent indépendamment une même constatation est frappant et montre la complexité du développement personnel de Barack Obama. Ils soulèvent également la possibilité peu probante mais fascinante que Barack Obama, même à l'âge entre six à dix ans , cherchait à combiner ses religions maternelle et paternelle dans un ensemble syncrétique personnel, en se présentant à la fois comme chrétien et musulman. De façon subtile, il fait encore cela.

Découverte de la Vérité

En conclusion, les données disponibles montrent que Barack Obama est né et a grandi comme musulman et conservé une identité musulmane jusqu'à ce qu'il ne soit pas loin de la trentaine [entre 26 et 29 ans (NDLT)]. Enfant d'une lignée d'hommes musulmans, étant donné qu'il avait un nom musulman, enregistré en tant que musulman dans deux écoles indonésiennes, il a appris le Coran en classe de religion, récite toujours la profession de foi islamique, et parle à des auditoires musulmans comme un croyant. Entre son père musulman non pratiquant, son beau-père musulman, et ses quatre ans de vie dans un milieu musulman, il était à la fois vu par les autres et se voyait comme un musulman.

Cela n'est pas pour dire qu'il était musulman pratiquant ou qu'il reste un musulman aujourd'hui, et encore moins un islamiste, ni que son origine musulmane influe considérablement sur sa vision politique (qui, en fait, est typique d'une gauche américaine). Ce n'est pas non plus qu'il ya un problème au sujet de sa conversion le faisant passer de l'islam au christianisme. La question est qu'Obama a spécifiquement et de façon répétée a menti sur son identité musulmane. Plus que toute autre tromperie, la façon qu'a Obama de traiter de son passé religieux met en lumière ses propres manquements moraux.

Questions sur la Vérité d'Obama

Pourtant, ces défauts restent encore largement inconnus de l'électorat américain. Considérons le contraste entre son cas et celui de James Frey, auteur de A Million Little Pieces. Les deux, Frey et Obama, ont écrit des mémoires erronées que Oprah Winfrey a approuvées et ont atteint le n°1 sur la liste des bestsellers de non-fiction. Lorsque les mensonges littéraires de Frey sur sa propre prise de drogue et sa criminalité sont devenus évidents, Winfrey s'en est pris violemment à lui, une bibliothèque a reclassé son livre comme une fiction, et l'éditeur a offert un remboursement aux clients qui se sont sentis trompés.

En revanche, les mensonges d'Obama sont allègrement excusés; Arnold Rampersad, professeur d'anglais à l'Université de Stanford qui enseigne l'autobiographie, admiratif a appelé les rêves "si plein d'habiles astuces -inventions pour l'effet littéraire- que j'ai été surpris, voire étonné Mais ne vous méprenez pas. , ce sont simplement des trucs dans les métiers d'art et hors de ces trucs est censé venir notre réalisation de la vérité.» Gerald Early, professeur de littérature anglaise et d'études afro-américaines à l'Université Washington à St. Louis, va plus loin: "Cela n'a vraiment pas d'importance s'il a truqué .... Je ne crois pas qu'il importe beaucoup de savoir si Barack Obama a dit la vérité absolue dans les rêves de mon père. Ce qui est important est de savoir comment il voulait construire sa vie. "

Comme c'est bizarre que l'histoire d'un voyou au sujet de ses activités sordides inspire des principes moraux élevés tandis que l'autobiographie du président américain est acceptée sans exigences [le niveau passable, la moyenne (NDLT)]. Richard le truqueur cède la place à Barry le fraudeur

M. Pipes (www.DanielPipes.org) est président du Forum du Moyen-Orient. © 2012 par Daniel Pipes. Tous droits réservés.

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Mise à jour du 14 septembre 2012: Quelques notes sur ce que je n'ai pas inclus dans l'analyse ci-dessus:

  • Tout ce qui ne montre pas expressément qu'Obama ait été musulman: Cela comprend son prénom et le fait de transformer l'Administration Nationale de l'Aéonautique de l'Espace des Etats-Unis , la NASA, en une organisation que les musulmans ressentent bien.

  • Tout ce qui est spéculatif et non basé sur des faits certains: Ceci inclut la question de ses voyages au Pakistan au cours de la période universitaire et à la possibilité que Barack Obama se convertissant au christianisme pouvait inspirer les islamistes pour tenter de l'exécuter. (Bien qu'il n'y ait eu aucune indication de ceci au cours de ses 3 ans et demi en poste, il est également vrai que les services secrets qui le protègent peuvent très bien avoir décidé que la prudence exigeait que ces menaces ne soient pas publiées.) La Taqiya (mot arabe pour la dissimulation approuvée) et l'idée que Barack Obama est encore aujourd'hui un musulman n'étant pas pour moi une connaissance certaine ; j'accepte donc le fait que Obama est actuellement un chrétien. La paternité d'Obama soulève de nombreuses questions: Jack Cashill et Joel Gilbert posent comme hypothèse, notamment dans la vidéo de ce dernier, Les Rêves de Mon Père réel, que Frank Marshall Davis (1905-1987), un leader du Parti communiste desEtats-Unis à Chicago et Hawaï, aurait séduit la mère d'Obama, Stanley Ann Dunham, l'aurait mise enceinte, et que c'est le père biologique de Barack. (Si cela est vrai, cela remet en cause que Barack soit né musulman.)

  • Des informations contradictoires, incohérentes ou confuses: des décennies de recherche faites plus tard, dans une famille banale déterrent des souvenirs incertains. L'interlude indonésien, en particulier, regorge de ceux-ci. Deux exemples: (1) Haroon Siddiqui, du Toronto Star rapporte que "Tine Hahiyari, un enseignant à la retraite - qui a dit à Paul Watson correspondant de Los Angeles Times , que M. Obama a été inscrit en tant que musulman – a dit mon interprète qu'elle ne pouvait plus se rappeler ce qu'il en était . " (2) Zulfin Adi, un ami de l'Indonésie d'Obama, est cité (dans le Daily Telegraph de Londres) comme disant: «J'ai demandé à tous les voisins s'ils le virent [Obama] prier à la mosquée et la réponse fut non, mais il jouait autour de la mosquée. " En outre, Jason Kissner note que savoir quand exactement Obama s'est converti et est devenu un chrétien des mains du Révérend Wright est incertain en raison de «deux récits complètement contradictoires» concernant son calendrier; du mieux qu'il peut en conclure, c'est que la conversion a eu lieu quelque part entre 1987 et le début des années 1990 [donc quand Obama avait entre 26 et 29 ans puisqu'il est né le 4 août 1961 (NDLT)].

  • Les convictions religieuses des parents de Barack Obama: le père de Barack, Obama Sr. a peut-être été un «athée confirmé", mais il a pensé comme un musulman.rapporte David Maraniss (p. 163): «Quant à avoir une femme au Kenya, Obama [Sr ] a dit à son conseiller aux étudiants que «tout ce qui est nécessaire pour être divorcé est de dire à la femme qu'elle est divorcée et cela constitue un divorce". Quant à sa mère, même si elle s'est mariée à deux musulmans, Ann Dunham ne semble pas s'être souciée beaucoup de l'islam. Il y est fait allusion par des matériaux dans mon article, cela est apparemment impliqué par la déclaration de sa fille, Maya Soetoro-Ng, dans une interview: Question: «Votre mère a été décrite comme une athée" . Soetoro-Ng: «Je ne l'ai pas qualifiée d'athée Elle était agnostique Elle nous a donné essentiellement tous les bons livres de la Bible -, les Upanishads hindous et l'Ecriture sainte bouddhiste, le Tao Te Ching - et nous a demandé de reconnaître que tout le monde a quelque chose de beau à apporter. " Question: «Vous n'avez pas mentionné le Coran dans cette liste, bien que l'Indonésie soit le pays musulman le plus peuplé du monde.» Soetoro-Ng: «J'aurais dû mentionner le Coran. Maman n'a pas vraiment mis l'accent sur le Coran, mais nous lisions de petites parties de celui-ci .Nous avons écouté les prières du matin en Indonésie»

  • L'apologétique d'Obama: Pour lutter contre la perception de lui-même en tant que musulman, Obama met l'accent sur son identité chrétienne. En août 2009, par exemple, il a parlé du «jeûne qui est un concept partagé par de nombreuses confessions - y compris ma propre foi chrétienne". Et en novembre 2010 il fait référence au fait qu'il est allé dans une mosquée comme "Un chrétien visitant une mosquée". Il fait retomber la faute de la perception de sa personne comme d'un musulman non pas sur lui-même, mais sur les conservateurs; se référant aux Blancs, il a dit aux dirigeants du parti travailliste dans une réunion privée en décembre 2010, selon David Corn, que «la fourniture d'informations par Fox News, fait qu'ils entendent à longueur de temps qu'Obama est un musulman [vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept] et cela commence à s'infiltrer "

Thèmes connexes: Musulmans aux États-Unis, Politique américaine Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

Par Gad - Publié dans : Propagand/ politique étrangère
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Jeudi 13 septembre 2012 4 13 /09 /Sep /2012 21:27

Les Démocrates mentent encore une fois à propos d'Israël

 

par Daniel Pipes
National Review Online
11 septembre 2012

http://fr.danielpipes.org/11950/democrates-mentent-israel

Version originale anglaise: Democrats Fib Again about Israel
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

La semaine dernière a vu un différend portant sur Jérusalem lors de la Convention nationale démocrate qui, dans le contexte d'incidents similaires, fournit des indications importantes sur le fait que le parti se distancie en secret d'Israël.

L'histoire a éclaté le 4 septembre, lorsque le Washington Free Beacon [un site web américain, tendance conservatrice, fondé le 7 février 2012 par Matthew Continetti (NDLT)] a rapporté que «Jérusalem est passée sous silence» dans la plate-forme de 2012 du parti démocrate. On en a parlé dans les journaux parce que, depuis que c'est devenu la la loi américaine en 1995 que «Jérusalem devait être reconnue comme la capitale de l'Etat d'Israël", chaque plate-forme des deux grands partis américains a réitéré ce point. La plate-forme républicaine de cette année, par exemple, se réfère à «Israël, avec Jérusalem comme capitale.»

Les réponses à ce silence des démocrates sont venues rapidement:Jennifer Rubin dans le Washington Post a appelé cela «la déclaration de politique la plus radicalement peu favorable à Israël par un parti important depuis la création de l'Etat d'Israël.» Nathan Diament de l'Union orthodoxe (juive) a jugé cela «extrêmement décevant." Paul Ryan a qualifié l'omission de «tragique». Mitt Romney (qui a parlé de «Jérusalem, capitale d'Israël» alors qu'il se tenait récemment à Jérusalem même) a regretté que tout le Parti démocrate ait fait sien le «refus honteux» d'Obama, «de reconnaître que Jérusalem est la capitale d'Israël»

Les Démocrates ont agi non moins rapidement. Le lendemain, le 5 septembre, les délégués à la Convention nationale démocrate ont dit que "le président Obama reconnaissait Jérusalem comme capitale d'Israël, et la plate-forme de notre parti le faisait aussi.» Le maire de Los Angeles Antonio Villaraigosa leur a demandé, par vote à main levée, d'approuver par 2-contre -1 un amendement à la plate-forme du même genre, ainsi qu'un autre amendement.

La parlementaire du Comité national démocrate Helen T. McFadden a donné des instructions à Villaraigosa, Tu dois édicter les règles et puis laisse-les faire ce qu'ils vont faire." Juste avant qu'il ne commence à parler, elle a répété son ordre: «règlemente !»

Puis, dans le seul moment improvisé de la convention, les non ont retenti aussi fort, sinon plus fort, que les oui. Un Villaraigosa perplexe en voyant cela a demandé un deuxième vote viva voce et a obtenu le même résultat. Comme il semblait ne pas savoir quoi faire, la parlementaire Helen T. McFadden s'est approchée et lui a donné l'ordre«Tu dois édicter les règles et puis laisse-les faire ce qu'ils vont faire." Consciencieusement, il a demandé un troisième tour de scrutin. Encore une fois, les non ont au moins égalé les oui. Mais cette fois Villaraigosa a lu ses instructions à partir du téléprompteur et a déclaré que «de l'avis de la présidence, les deux tiers ayant voté par l'affirmative, la motion était adoptée." Privés d'une victoire, les délégués l'ont hué.

Le prompteur du Comité démocrate National contenait l'expression «de l'avis de la présidence, les deux tiers ayant voté par l'affirmative ..." ce qui signifie que, quel que soit le vote de vive voix réel, le président de la convention avait des ordres pour ajouter Jérusalem pour la plate-forme du parti.

Alan Dershowitz d'Harvard a rejeté les huées comme venant d' «éléments incontrôlés». Le sénateur Charles Schumer (démocrate de New York) a déclaré que "chacun connaît" la "vaste majorité écrasante" des démocrates favorables à Jérusalem comme la capitale indivisible d'Israël. En revanche, l'activiste anti-israélien James Zogby a déclaré cela comme une victoire pour son équipe: «Quand j'entends toutes les huées, ... [cela] veut dire que nous ne sommes plus isolés en marge de la vie politique américaine " Quelle interprétation est la bonne?

Ni l'une ni l'autre. Dershowitz et Schumer ont tort de nier que les forces anti-israéliennes gagnent du terrain dans un parti de plus en plus chaleureux envers les islamistes et bénéficiant d'un président dont la compréhension du Moyen-Orient est, comme la National Review le dit, «Edward Said plus que Bernard Lewis." Le fait est que les délégués des partis sont divisés de manière égale sur Jérusalem comme capitale d'Israël. Mais, contrairement à Zogby, Obama a eu besoin personnellement d'intervenir et de changer la façon dont la plate-forme signale combien généralement le public américain soutient Israël et que cette froideur vis-à-vis d'Israël nuit lors des élections nationales. Les huées anti-Israël venant de délégués démocrates vont faire des dégâts sur les électeurs; révélateur est le fait que la campagne de Romney prévoit de rediffuser cet incident – que le New York Sun appelle à juste titre «l'histoire définissant la convention [démocratique] - dans les annonces de la campagne.

Debbie Wasserman Schultz, piégée pour fausses allégations par deux fois la semaine dernière sur le sujet d'Israël.

La chose normale et morale aurait été pour la parlementaire McFadden d'avoir dit à Villaraigosa de se prononcer pour l'amendement rejeté, plutôt que de lui commander de faire une erreur de calcul dans le décomptage des voix des délégués et de faire passer de force l'amendement pro-israélien. Malheureusement, cet étalage public de tromperie s'inscrit dans une tendance plus large de duplicité du parti démocrate vis-à-vis d'Israël. Considérons trois éléments:

  • La présidente du Comité national démocrate Debbie Wasserman Schultz,la semaine dernière, a accusé le quotidien Washington Examiner de «délibérément» l'avoir mal citée à propos de l'ambassadeur israélien ayant déclaré que les Républicains sont «dangereux pour Israël», en fait, elle a menti deux fois - la fabrication de déclaration de l'ambassadeur et ensuite elle a nié ce qu'elle avait dit à son sujet.
  • Une vidéo du Conseil National juif démocrate, "Ce que les Israéliens pensent d'Obama ?" a effectivement falsifié des déclarations anti-Obama par les Israéliens, les transformant en déclarations pro-Obama
  • La Maison Blanche a ré-étiqueté les légendes des photos il y a un an pour retirer l'utilisation d'une phrase incriminée, à savoir «Jérusalem, Israël».

Les Démocrates font semblant d'être pro-Israël (pour des raisons électorales), même s'ils restent froids par rapport à l'Etat juif (pour des raisons idéologiques). Leurs distorsions sont de plus en plus inefficaces, flagrantes et sordides.

Mises à jour du 11 septembre 2012:

(1) Sur les deux tromperies ci-dessus, interrogée sur CNN à propos du fiasco de l'amendement, Debbie Wasserman Schultz a insisté sur le fait que c'est «un peu d'opposition». Que quelqu'un lui donne un appareil acoustique, vite.

(2) Un autre exemple de distorsion, même si celui-ci est lié à Americans for Peace Now-(APN), pas au Parti démocrate: Lara Friedman, la directrice de l'APN, vient d'envoyer un appel de fonds stupéfiant. Sur la couverture, on trouve cette citation: «Parfois, les [George] Zimmermans du monde se révèlent être juifs et / ou israéliens Leurs actions nous font honte à nous tous et constituent une tache sur notre communauté, notre religion, et l'Etat juif.». (L'analyse complète peut être trouvée dans un article de juillet par Lara Friedman, "Où est la honte ?" Phyllis Chesler dissèque ce scandale dans «Les mensonges de Lara» -. Ou comment Peace now voit l'armée israélienne"[la Force de Défense d'Israël-IDF]

Thèmes connexes: Conservateurs & libéraux, Israël, Jérusalem Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

Par Gad - Publié dans : Propagand/ politique étrangère
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Lundi 10 septembre 2012 1 10 /09 /Sep /2012 09:39

Le fossé de l’empathie

Par Charles Krauthammer,

Washington Post 09/09/2012

http://www.washingtonpost.com/opinions/charles-krauthammer-the-empathy-gap/2012/09/06/b0ec930a-f85c-11e1-8b93-c4f4ab1c8d13_story.html

Adaptation française de Sentinelle 5772 ©


Suivant l’état de l’économie, avec n’importe quel modèle historique, Barack Obama devrait être 15 points derrière Mitt Romney. Pourquoi est-il lié en tête ? Le fossé de l’empathie. « En prenant soin du citoyen moyen », Obama gagne 22 points. Maintenir ce fossé était l’un des principaux objectifs de la convention Démocrate. C’est le seul espoir du Parti de gagner en novembre.

George H.W. Bush, réservé comme Romney, s’était une fois vu remettre une fameuse carte rédigée ainsi « Message : je prends soin ». C’était supposé être une recommandation de discours. Bush lut la carte. A voix haute.

Sans surprise, il perdit contre Bill Clinton, un homme qui vit pour prendre soin, qui ressent votre peine mieux que vous – ou au moins vous le laisse penser. En politique, c’est une distinction insignifiante.

Dans la nuit de mercredi, Clinton s’est porté garant pour Obama comme d’un homme « qui est froid à l’extérieur mais qui brûle pour l’Amérique à l’intérieur ». Jolie phrase, mais pas vraiment persuasive. Le vrai boulot dans la ‘clintonisation’ d’Obama a été laissé à Mme Obama. Comme elle l’a dit dans le discours le plus brillamment cynique à la convention, son mari n’est pas seulement profondément compassionnel, mais proche de Gandhi dans ses sentiments.

D’autres ont parlé de ce que Obama avait fait. Le boulot de Michelle a été de donner le pourquoi : Parce qu’il prend soin. Son discours a été un syllogisme : Barack aime sa famille, il aime sa femme, il aime ses enfants – par conséquent il vous aime.

Je n’ai aucun doute sur les trois premières propositions, mais la quatrième est un total ‘non sequitur ‘ (il ne s’ensuit pas). On nous a assuré cependant que le président est un homme saint, dispensant des secours – soins de santé (avec des contraceptifs gratuits), des autofinancements, l’équité des poursuites judiciaires – à son peuple. Le flot de larmes dans la salle a témoigné du pouvoir de l’hymne de son épouse. Son brio repose dans le succès de Michelle à soustraire Obama de tout soupçon de motivation idéologique ou personnelle.

Le problème en avalant la ligne « il prend soin par conséquent il fait » est qu’il contredit si manifestement ce que nous avons vu au cours des quatre années écoulées. Barack Obama est un social démocrate profondément engagé qui a déployé un projet de Gauche libérale sans vergogne au tout début de sa présidence puis il a essayé de le mettre en pratique.

Obama a fait adopter ‘Obamacare’, a régulé Wall Street, soutenu Solyndra parce que cela correspond à un projet de Gauche ambitieux développé pendant sa jeunesse, rendu aujourd’hui possible par son pouvoir : redistribution, centrage sur le gouvernement, mépris du succès [des autres], suspicion envers l’entreprise privée, engagement dans sa propre vision de la justice sociale.

Manquait aussi dans le premier discours de la Première dame, pas le moindre soupçon de son regard démesuré sur lui-même et son ambition personnelle. Il prend soin ? C’est la dernière justification de l’homme créé par lui-même venu de nulle part pour saisir la récompense ? Et dont la défaite le transformerait en un parenthèse historique ?

En 2008 et avec succès, Obama dit de façon suffisante que Ronald Reagan était historiquement important d’une manière où Bill Clinton ne l’était pas. Obama se voit clairement lui-même comme l’anti-Reagan, l’homme qui inversa les 30 années de trajectoire conservatrice que Reagan lança (d’où son importance), et Obama ramène l’Amérique vers les 50 années d’ascendance libérale qu’entama Franklin Delano Roosevelt (FDR) et auxquelles Reagan mit fin.

Cela vous rend historique mondialement. C’est ce qui motive l’homme qui continua d’insérer la phrase « Nouvelle Fondation » dans les discours majeurs faits dans les premiers mois de sa présidence. Le slogan était destiné à fa ire de lui l’héritier légitime des auteurs du « New Deal » et de la « Nouvelle Frontière ».

La phrase n’a jamais pris. Mais l’ambition était sans ambiguïté.

Tout cela ne rend pas Obama mauvais ou unique parmi les présidents. Mais il fait mentir le portrait lacrymal d’un homme de famille bon, décrit comme présidant avec grandeur et douceur son troupeau.

Sa promesse de 2008 de « transformer fondamentalement les Etats Unis d’Amérique » parle de la grandeur de son idéologie et du regard sur soi-même. C’est de loin l’explication la plus plausible de sa motivation pour gagner, caractérisée par une ténacité impitoyable qui a défait les Clinton en 2008 (et parfois déstabilisé Bill) et qui a si inexorablement diabolisé Romney en 2012.

Les millions de dollars dépensés pour cette diabolisation comptent pour quelques uns des 22 points du « fossé d’empathie ». La description de son mari dans le feuilleton à l’eau de rose de Michelle comme un homme si imprégné de bonté qu’elle déborde sur ses sujets reconnaissants était destinée à maintenir l’autre partie de ce fossé.

Je n’en n’ai pas cru un mot, mais dans son discours, Michelle a été très efficace. Après tout, que dites-vous d’autre quand vous concourez pour la réélection dans un pays – comme l’a décrit de façon si effrayante la nuit suivante Elizabeth Warren – tenaillé par la misère et le désespoir ?

letters@charleskrauthammer.com  

Par Gad - Publié dans : Propagand/ politique étrangère
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Vendredi 7 septembre 2012 5 07 /09 /Sep /2012 07:25

Romney contre Obama vis-à-vis d'Israël

par Daniel Pipes
National Review Online
5 septembre 2012

http://fr.danielpipes.org/11931/romney-obama-israel

Version originale anglaise: Romney vs. Obama vis-à-vis Israel
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

«Le président Obama a jeté des alliés comme Israël sous le bus.»[Expression idiomatique signifiant sacrifier une personne (souvent un ami ou un allié) qui ne mérite pas un tel traitement (NDLT)] C'est ce que Mitt Romney , candidat républicain à la présidentielle, a déclaré dans son discours très médiatisé d'acceptation de l'investiture de son parti, la semaine dernière, répétant une phrase d'argot pour parler de sacrifier un ami pour des raisons égoïstes. Romney avait utilisé cette phrase avant, par exemple en mai 2011 et en janvier 2012 . Cette critique d'Obama s'inscrit dans une critique républicaine qui ne cesse pas. Plus précisément, plusieurs autres candidats à la présidence récents ont utilisé ou approuvé cette même phrase du "bus" vis-à-vis d'Obama et Israël, y compris Herman Cain en mai 2011, Rick Perry,[gouverneur républicain du Texas (NDLT)] en septembre 2011, Newt Gingrich en janvier 2012, et Rick Santorum [sénateur républicain de Pennsylvanie (NDLT)] en février 2012.

Barack Obama a pointé un doigt vers Benyamin Netanyahou en 2008.

Ces attaques républicaines à propos des relations d'Obama avec Israël ont plusieurs implications importantes pour la politique étrangère américaine. Tout d'abord, en dehors des nombreuses questions liées au Moyen-Orient, Israël, et Israël seul, conserve un rôle permanent dans la politique électorale américaine, influençant la façon dont un nombre important d'électeurs - et pas seulement juifs mais aussi arabes, musulmans, chrétiens évangéliques, conservateurs et libéraux – feront leur choix de vote pour le président.

Deuxièmement, les attitudes envers Israël servent de test préliminaire pour les points de vue sur d'autres questions relatives au Moyen-Orient: Si je connais vos opinions sur Israël, j'ai déjà une idée de votre façon de penser sur des sujets tels que la politique énergétique, l'islamisme, les guerres en Irak et en Afghanistan, l'AKP [Adalet ve Kalkinma Partisi , parti de la justice et du développement, parti du centre droit au pouvoir en Turquie depuis 2002 (NDLT)] qui dirige la Turquie, l'accumulation du nucléaire iranien, l'intervention en Libye, la présidence de Mohamed Morsi en Egypte, et la guerre civile syrienne.

Troisièmement, la critique républicaine d'Obama montre un changement radical dans ce qui détermine les attitudes envers Israël. La religion était autrefois la clé, avec les juifs, ardents sionistes et les chrétiens moins engagés. Aujourd'hui, en revanche, le facteur déterminant est la vision politique. Pour discerner le point de vue de quelqu'un sur Israël, la meilleure question à poser n'est pas «Quelle est votre religion?" mais "Qui voulez-vous pour président?" En règle générale, les conservateurs réagissent plus chaleureusement à l'égard d'Israël et les libéraux plus froidement. Les sondages montrent que les républicains conservateurs sont les sionistes les plus ardents, suivis par les républicains en général, ensuite viennent les indépendants, les démocrates, et enfin les libéraux démocrates. Certes, Ed.Koch, l'ancien maire de New York, a également déclaré, en septembre 2011, que Mr. Obama "a jeté Israël sous le bus", mais Koch, 87 ans, représente la vieille garde qui n'existe plus du parti démocrate. La différence entre les partis s'agissant du conflit israélo-arabe est en train de devenir aussi profonde que le sont leurs divergences sur l'économie ou sur les questions culturelles.

De grands sourires entre Mitt Romney et Benyamin Netanyahou, amis depuis 1976, en juillet 2012.

Quatrièmement, comme Israël devient de plus en plus un problème qui sépare les démocrates des républicains, je prédis une réduction du soutien des deux partis à Israël –ce qui a fourni à Israël un statut unique dans la politique américaine et a soutenu des organisations comme le Comité des Affaires Publiques Israélo-Américaines (American Israel Public Affairs Committee -AIPAC). Je prédis également que Romney et Paul Ryan, en tant que conservateurs traditionnels, seront à la tête d'un gouvernement le plus chaudement partisan jamais connu d'Israël, surpassant de loin les deux gouvernements de Bill Clinton ou de George W. Bush. Au contraire, si Obama devait être réélu, s'ensuivra la façon la plus glaciale dont puisse être jamais traité Israël par un président américain.

Obama écoutant avec déférence Edward Saïd lors d'une manifestation de la communauté arabe à Chicago, mai 1998.

Le dossier constipé d'Obama ces trois ans et demi vis-à-vis d'Israël sur des sujets comme les Palestiniens et l'Iran aboutit à cette conclusion, mais c'est conforme à ce que nous savons à propos de son passé avant son entrée en haute politique électorale en 2004, en particulier son association avec les anti-sionistes radicaux. Par exemple, Obama a écouté avec déférence Edward Saïd en mai 1998 et il est resté sans réagir lors d 'une fête d'adieu en 2003 pour l'ex-attaché de presse de l'OLP [aux USA] Rashid Khalidi alors qu' Israël était accusé de terrorisme contre les Palestiniens. (En revanche, Romney est un ami de Benyamin Netanyahou depuis 1976.)

Révélateur aussi est ce que Ali Abunimah, [un journaliste américain palestinien co-fondateur d'electronic Itifada (NDLT)] un extrémiste anti-israël basé à Chicago, a écrit à propos de sa dernière conversation avec Barack Obama au début de 2004, alors que c'était au milieu de la campagne des primaires pour l'investiture démocrate au Sénat américain. Abunimah a écrit que Mr. Obama l'a chaleureusement accueilli et a ensuite ajouté: "Hé, je suis désolé, je n'en dirai pas plus sur la Palestine en ce moment, car nous sommes dans une course aux élections primaires qui est difficile .J 'espère que lorsque les choses seront plus calmes je pourrai être plus.franc. " Plus: se référant à des attaques d'Abunimah contre Israël dans le Chicago Tribune et ailleurs, Obama l'a encouragé avec [ces mots] «Continuez votre bon travail!"

Quand on remet cela dans le contexte de ce qu'Obama a dit hors micro au président russe d'alors, Dmitri Medvedev, en mars 2012 ("Ceci est ma dernière élection. Et après mon élection, j'aurai plus de marge de manoeuvre») et dans le contexte d' aversion d'Obama pour Netanyahou, il serait sage de supposer que, si Obama gagne le 6 novembre, les choses vont «être plus calmes» pour lui et il pourra enfin «être plus franc» à propos de la soi-disant Palestine. Alors les problèmes d'Israël vont vraiment commencer.

Thèmes connexes: Israël, Politique étrangère américaine Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

Par Gad - Publié dans : Propagand/ politique étrangère
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Vendredi 7 septembre 2012 5 07 /09 /Sep /2012 07:10

VALEURS ACTUELLES, 30 AOUT 2012

 

USA/ Destin et déclin

La question de la décadence est au coeur de la campagne électorale américaine. Et renvoie au précédent historique de la chute de Rome. Un débat qui vaut également pour l'Europe.

PAR MICHEL GURFINKIEL.

L’Amérique a beau être la plus jeune des grandes puissances – trois cent quatre-vingt douze ans en prenant la traversée de la Mayflower, en 1620, comme point de départ, deux cent trente-six ans en ne retenant que la Déclaration d’Indépendance, en 1776 -, elle est hantée par l’idée du déclin. Sans doute en raison d’un abus de lectures bibliques. L’Ancien Testament, en effet, ne cesse de mettre en garde les heureux de ce monde : s’ils trahissent l’Alliance, leur chute sera à la mesure de leur ascension.

Jusqu’à présent, l’Amérique a toujours surmonté ses épreuves. Et déjoué ses rivaux. La Russie lui avait infligé en 1957 le « choc du spoutnik » mais en 1969, douze ans plus tard, c’est la mission Apollo qui se pose sur la Lune. Après le Vietnam, la stagflation, les années Carter : l’ère Reagan. La guerre froide ? Au bout de quatre décennies, elle la gagne. Le défi asiatique (« confucéen ») des années 1980 : effacé par la contre-attaque de la Silicon Valley dans les années 1990. Les attentats hyperterroristes du 11 septembre 2001 : vengés par des guerres éclair en Afghanistan et en Irak. Les enlisements dans ces deux pays, au milieu des années 2000 : corrigés par la stratégie du « Surge » et le recours aux drones.

Mais depuis 2008, le doute s’installe. Pour faire face à une crise financière subite, les Américains élisent pour la première fois un président noir, le démocrate Barack Obama. Il est jeune, élégant, éloquent : on veut voir en lui la synthèse de Franklin Roosevelt, John Kennedy et Martin Luther King. Las, il échoue. L’économie ne repart part, l’emploi s’effondre, la dette publique triple. Ses réformes sociales ne convainquent pas. Sa politique étrangère est minée par d’étranges contradictions : activisme militaire et passivité diplomatique ou géopolitique, maintien des priorités de l’ère Bush et main tendue aux ennemis, notamment dans le monde islamique. L’un dans l’autre, quatre « années perdues ».

Comment interpréter cette situation ? Effet mécanique des idées fausses ou approximatives que professe l’administration actuelle ? C’est ce qu’affirment officiellement les républicains. Ainsi que leur candidat, Mitt Romney, qui joue la carte des idées « vraies » et « claires » en choisissant pour colistier le congressman (député fédéral) Paul Ryan, théoricien et même « théologien » du conservatisme économique et stratégique.

De nombreux auteurs étaient cette analyse. Les plus radicaux : Aaron Klein et Brenda Elliot. Leurs ouvrages – The Manchurian President, Red Army (« Le président-robot », « L’Armée rouge américaine ») - figurent en permanence sur la liste des best-sellers du New York Times. Selon eux, Obama a été mis en orbite par des réseaux crypto-communistes infiltrés au sein du parti démocrate. Il aurait tenté de mettre en place une politique quasi-marxiste dès 2009. L’échec de son parti aux élections de la mi-mandat, en 2010, l’aurait contraint à une politique plus modérée, en vue d’une réélection en 2012 qui lui permettrait de reprendre son programme initial. C’est le scénario exposé dans Fool Me Twice (« Moque toi une seconde fois de moi »), le tout dernier livre du tandem, qui vient de paraître.

Hugh Hewitt, dans The Brief against Obama (« Le Dossier contre Obama »), met en cause la médiocrité personnelle du président actuel, personnage « sous-dimensionné » par rapport aux exigences du moment : « Obama disait en 2008 : Yes we can ! (Oui nous le pouvons). C’est triste à dire, mais non, il ne pouvait pas. » Le réquisitoire est précis, minutieux, implacable. Et plein d’humour.

Quant à James Mann, passé du Los Angeles Times à l’Ecole des Relations internationales de l’université Johns Hopkins, il s’en tient dans The Obamians (« Les Obamiens ») à une analyse plus classique. D’après lui, les contradictions et les échecs de l’administration Obama tiennent à son caractère composite. Il y aurait, d’une part, les proches d’Obama, issus de l’extrême-gauche démocrate, et d’autre part les caciques du parti, de sensibilité centriste, ralliés à lui par opportunisme. Après avoir suivi les premiers, avec des résultats négatifs, Obama aurait finu par se rapprocher des derniers – et de leur tête de file Hillary Clinton – depuis 2010.

Mais certains républicains pensent qu’Obama et son administration ont tellement aggravé la crise américaine qu’un simple retour à l’orthodoxie conservatrice en 2013 ne suffirait pas. Et un autre secteur de l’opinion américaine, républicains et démocrates confondus, ose poser la question d’un déclin structurel – indépendamment de ce qu’Obama fait ou ne fait pas.

Cette question est double : le succès d’une nation tient-il à des facteurs objectifs et quantifiables (la situation géographique, la masse critique humaine, la technologie) ou à des facteurs subjectifs et inquantifiables (la culture, les valeurs, l’identité) ?

Et d’autre part, si l’on souscrit au second point plutôt qu’au premier, l’Amérique des années 2010 est-elle encore l’Amérique ? Ou bien, dans une proportion croissante, un autre peuple ?

Au pays du Premier Amendement, cet addendum à la constitution qui prescrit une liberté totale d’opinion et d’expression, de telles questions sont aujourd’hui quasiment taboues. Victor Davis Hanson, professeur de lettres classiques et historien militaire, est l’un des rares intellectuels conservateurs ayant à la fois le courage et le talent de les poser. Dans Mexifornia, paru en 2003, il s’interrogeait par exemple sur la reconquête démographique de l’Ouest américain par le Mexique.

Le fait est que si Obama a été élu par une nette majorité d’Américains en 2008. Mais aussi que sa majorité était plus nette dans certaines communautés que d’autres. Il obtenait 95 % des suffrages au sein de la communauté noire (ce qui se comprend de soi-même). Mais il l’emportait également chez les Hispaniques (66 %), les Asiatiques (63 %), les Amérindiens (58 %). Les communautés hindoue et sikhe avaient voté démocrate à plus de 60 %. Chez les Américains originaires du Moyen-Orient islamique, il l’avait emporté à 60 %. On a pu parler d’un vote « non-blanc » massif en sa faveur. Chez les Blancs, il n’y a guère eu que les juifs non-orthodoxes pour le soutenir de la même façon.

Ces pesanteurs décideront peut-être également du scrutin présidentiel de 2012. De même qu’elles pèsent de plus en plus lourd dans les scrutins européens, notamment en France. Derrière la crise tout court, la crise d’identité.

© Michel Gurfinkiel & Valeurs Actuelles, 2012

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VALEURS ACTUELLES, 30 AOUT 2012

L’implosion de l’Empire romain

Effondrement démographique, immigration de masse, implosion politique : le cycle infernal qui frappé Rome entre les années 200 et 600 est-il en train de se répéter en Occident, sous nos yeux ?

PAR MICHEL GURFINKIEL.

A Ansignan, dans le massif des Fenouillèdes (Pyrénées-Orientales), un pont-aqueduc romain du IIIe siècle enjambe la rivière Agly. Haut d’une quinzaine de mètres, il est sans doute moins imposant que le pont du Gard, dont le troisième étage atteint 360 mètres. Mais à la différence de ce dernier, il est toujours en service, après dix huit cents ans. Ce qui plonge le visiteur dans un abîme de réflexions. Rome était, en somme, « immortelle » ; mais elle est pourtant morte. Pourquoi ? Comment ? Et quelles conclusions doit-on en tirer à propos de notre propre civilisation, l’Occident ? Plus puissante encore que Rome, est-elle menacée, elle aussi ?

Les Romains de la basse époque attribuaient leur déclin à l’abandon des « anciennes maximes » et des vertus ancestrales : piété, frugalité, discipline. Montesquieu et Rousseau, au XVIIIe siècle, reprennent cette explication. L’empereur Julien II, dit l’Apostat, qui régna au milieu du IVe siècle, mettait en cause, plus spécifiquement, le christianisme : ce sera plus tard, en 1776, la thèse d’Edward Gibbon. Les historiens marxisants du XXe siècle, notamment Vere Gordon Childe, insistent quant à eux sur les « contradictions » économiques d’une société reposant sur l’esclavage. Mais en fait, nous le savons aujourd’hui à la suite de Fernand Braudel et de William McNeill, Rome est morte de maladie. Le saturnisme a décimé l’aristocratie, dont la vaisselle d’or et d’argent était fixée au plomb. Et les épidémies ont englouti le peuple. Contrepartie terrifiante, mais quasi automatique, de l’expansion impériale : plus Rome a contrôlé de territoires, plus les populations se sont mélangées ; et plus ces dernières ont été exposées à des bactéries ou des virus destructeurs.

La « peste antonine » , une épidémie venue de Mésopotamie se répand dans l’Empire d’est en ouest en 165, et subsiste à l’état endémique pendant une quinzaine d’années : il s’agit peut-être de la variole. En 251-266, une nouvelle « peste » éclate, particulièrement meurtrière. A Rome même, on fait état de cinq mille décès par jour : la capitale passe de plus d’un demi-million d’habitants à deux ou trois cents mille habitants. Une catastrophe dont elle ne se remet pas, et qui conduit Constantin, au début du IVe siècle, à transférer sa résidence et le gouvernement dans une nouvelle cité située à l’est de l’Empire, l’ancienne Byzance grecque rebaptisée Constantinople.

D’autres épidémies ou pandémies ravagent l’Empire aux Ve et VIe siècles : notamment la « peste de Justinien » de 542-543, qui décime d’abord l’est de l’Empire – jusqu’à dix mille morts par jour dans les grandes villes - puis atteint la Gaule en 580 et s’y maintient à l’état endémique jusqu’au VIIIe siècle. La description qu’en donne le philosophe Procope permet d’affirmer avec certitude qu’il s’agit cette fois de la peste au sens moderne du mot, la peste bubonique véhiculée par le bacille yersinia pestis.

Chacune de ces mortalités est le point de départ d’un « cycle vicieux », d’un enchaînement d’effets pervers qui, à son tour, provoque de nouveaux effondrements démographiques : le dépeuplement des villes entraîne la disparition d’un personnel capable de maintenir en état les acquis matériels du passé, comme le système routier, l’acheminement de l’eau potable sur de longues distances, l’irrigation, les moulins hydrauliques ; celui des campagnes entraîne une réduction de la production agricole ; la diminution des ressources en eau et en vivres aggrave la vulnérabilité devant la maladie ou une émigration vers des régions préservées. Enfin le déclin général diminue les capacités militaires ou sécuritaires de l’Empire : à partir de l’an 200, Rome ne peut plus mener de guerre de conquête et doit, au contraire, se défaire de certains territoires, la Dacie, la Mésopotamie, la Bretagne ; dans de nombreuses provinces, il n’est plus possible d’assurer la paix publique ou une administration régulière, ou de mettre les survivants à l’abri d’invasions …

L’Empire comptait une soixantaine de millions d’habitants sous Auguste, en l’an zéro, et était resté à ce niveau, au-delà de quelques oscillations, pendant les cent cinquante premières années de l’ère chrétienne. A partir de 165, la population diminue de manière abrupte : un quart des habitants disparaissent entre 200 et 400, puis un quart de la population restante entre 400 et 600. Les provinces occidentales, qui parlent latin, sont plus touchées que l’Orient, qui parle grec. La Gaule passe de 7,5 millions d’habitants en 200 à 5 millions en 600.

Comment faire face à cette crise ? La première réaction de l’Establishment romain est de sauvegarder l’économie en la « nationalisant » : l’Etat met en place un « plan » ; les paysans libres sont attachés à la terre qu’ils exploitent (une sorte de servage, appelé « colonat ») ; les professions urbaines sont rendues héréditaires (à travers les « collèges », qui tiennent à la fois de la corporation et de la caste). Sa seconde réaction est de remplacer les Romains disparus par des non-Romains.

Jusque là, on distinguait, au sein de l’Empire, entre le « peuple romain » - en gros, les Italiens, leurs proches voisins gaulois ou espagnols, quelques VIP prélevés sur les autres populations - et les peuples « alliés », « amis » ou soumis. Après la peste antonine, on tient tout homme libre pour Romain. Ce qui généralise l’accès aux « dignités » politiques, administratives et militaires. La dignité suprême, le trône impérial, passe lui-même en 193 à une dynastie d’origine berbère, les Sévères. Le quatrième souverain de cette famille, Héliogabale, est à demi Syrien. De 244 à 249, il y a un empereur arabe, Philippe. D’autres souverains sont d’origine anatolienne, thrace ou illyrienne. Du moins s’agit-il « d’étrangers de l’intérieur », profondément romanisés.

Mais cette première « intégration » ne suffit pas. On fait donc appel à des populations « barbares », nées hors de l’Empire. L’armée romaine avait toujours recruté en leur sein des troupes auxiliaires, notamment dans les zones frontalières. A partir du IIIe siècle, l’ « oliganthropie » (déficit en hommes) est telle qu’on installe des nations barbares entières au sein de l’Empire. Elles doivent obéissance et fidélité au pouvoir romain. Mais elles conservent leurs mœurs, leurs lois, leur religion, leur langue et même leurs rois. A l’ouest de l’Empire, on fait surtout appel aux Germains. A l’est, aux Arabes. Dès 250, cette immigration « communautaire » constitue un risque politique. La peste de 251 va le prouver.

Exsangue, Rome est vaincue en 260 par les Perses, qui ont reconstitué un immense Empire en Mésopotamie et en Iran. L’empereur Valérien est fait prisonnier, des avant-gardes perses pillent Antioche, sur la Méditerranée. Informés de ces déboires, les

Barbares germaniques, Francs, Alamans, Juthunges, Goths, lancent des raids en profondeur sur la Gaule, l’Espagne, l’Italie, la Thrace, la Grèce, l’Asie mineure. Les Francs pillent Tarragone en 260, les Goths ravagent Athènes en 268.

Prenant acte de ces défaillances, le légat de Basse-Germanie, Postumus, un Germain romanisé, institue un Empire des Gaules en 260, et obtient bientôt le ralliement de l’Espagne, de la Bretagne et de la Rhétie. Tandis qu’en Orient, la reine arabe Zénobie (Zunaïb), qui règne sur l’oasis de Palmyre en tant qu’ « alliée » de Rome, entreprend de créer un Empire à son profit : elle conquiert la Syrie, la Phénicie, la Palestine, l’Anatolie, l’Egypte. Finalement, le néo-Romain Aurélien, originaire de Sirmium (la Voïvodine serbe actuelle) écrase ces deux dissidences en 273 et restaure un Empire unitaire, fondé sur le culte du « Soleil invaincu » (Sol Invictus).

Un autre néo-Romain, le Dalmate Dioclétien poursuit son œuvre. A ceci près que l’unité, selon lui, doit désormais se conjuguer à une certaine décentralisation, pour des raisons purement logistiques : le déclin général des infrastructures ne permet plus de gouverner l’Empire à partir d’une capitale unique. Il institue donc en 294 la Tétrarchie. L’Empire est divisé en deux Co-Empires, dirigés par des Augustes : l’Occident et l’Orient. Ceux-ci, à leur tour, se fractionnent en six diocèses, dont trois au moins sont administrés par des Césars, adjoints des Augustes. Ce système, repris par le chrétien Constantin et ses successeurs, autres néo-Romains des Balkans, fonctionne plus ou moins bien pendant un siècle et demi. Il a même laissé quelques traces indélébiles. En Europe, la chrétienté catholique correspond à l’ancien Empire d’Occident ; et la chrétienté orthodoxe à l’Empire d’Orient. En Libye, l’ancienne frontière entre les deux Co-Empires sépare, de nos jours encore, la Tripolitaine, « occidentale », de la Cyrénaïque, « orientale ».

Mais l’oliganthropie s’aggrave. Et l’immigration barbare s’accélère. Au Ve siècle, « la carte n’est plus le territoire », ni en Occident, ni en Orient : les institutions romaines, inopérantes, sont doublées par des pouvoirs barbares autrement efficaces, monarchies germaniques ou commanderies arabes. Pour garder un semblant de préséance, les empereurs donnent aux chefs barbares des titres honorifiques romains. Notamment celui de « patrice », créé par Constantin : l’équivalent, en quelque sorte, de ce que sera beaucoup plus tard le duché-pairie français, ou la lordship anglaise. Clovis en est, selon les chroniquers, « extrêmement fier ». En Orient, le titre est prononcé à l’arabe : batrik.

Au VIe siècle, ces ultimes simulacres disparaissent en Occident. Il n’y a plus d’Augustes ni de Césars, mais des Etats barbares convertis au christianisme : les royaumes franc, burgonde, ostrogoth, visigoth et vandale. En Orient, un siècle plus tard, les chefs arabes font sécession dans les deux tiers de l’Empire : une révolution qui se confondra bientôt avec une nouvelle religion, l’islam.

La chute de l’ancienne Rome peut-elle préfigurer celle de l’Occident moderne ? Entre les années 200-600 et le début du XXIe siècle, les différences sont a priori trop nombreuses. Mais il y a aussi des parallèles. Notamment sur le point crucial de la démographie.

L’Occident est entré lui aussi dans un cycle oliganthropique : la natalité, au sein des populations de souche, n’assure plus le renouvellement des générations. Ce phénomène est pour l’instant masqué par l’augmentation de l’espérance de vie : les vieilles générations « pleines » coexistent avec les jeunes générations « creuses ». Mais cela ne peut durer. La génération du « baby boom », née entre 1941 et 1965, quitte la vie active et commence à être laminée par les décès. Il se pourrait également que, d’une manière plus générale, l’Occident soit menacé par de nouvelles épidémies ou pandémies, du fait de l’épuisement graduel des remèdes chimiques (malaria, grippe), de l’émergence de maladies tenues jusqu’à présent pour exotiques (sida, fièvres hémorragiques) ou de la réémergence de maladies tenues à tort pour « éradiquées » (tuberculose, MST, voire variole).

D’ores et déjà, l’Occident compense son déficit démographique par le recrutement ou l’accueil de populations non-occidentales. Celles-ci ne constituent pour l’instant que des minorités en termes absolus ou relatifs. Mais le coefficient décisif, en l’occurrence, c’est la part qu’elle représentent au sein des générations les plus jeunes (moins de 25 ans), susceptibles de mener une vie sexuelle active et donc d’enfanter pendant les trente ans à venir. Or sous cet angle, les immigrés non-occidentaux sont en situation de force, et capables d’imposer rapidement une parité avec les autochtones.

L’oliganthropie et son corollaire, l’appel aux non-Occidentaux, pèse d’ores et déjà sur l’économie, la vie politique, la culture, la religion, les capacités militaires. Moins d’hommes, pour paraphraser Jean Bodin, c’est moins de richesses, moins de puissance. Mais faire appel à des hommes marqués par d’autres valeurs, d’autres mémoires, d’autres loyautés, c’est se préparer nécessairement à des compromis, sinon à des capitulations, sur sa propre identité. Les derniers Romains voulaient croire à la pérennité des structures impériales, alors que d’autres structures se mettaient en place sous leurs yeux. Les Occidentaux du XXIe siècle sont peut-être atteints de la même myopie.

© Michel Gurfinkiel & Valeurs Actuelles, 2012

 

Par Gad - Publié dans : Propagand/ politique étrangère
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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