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politique israélienne

Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 09:55

 

L’« unilatéralisme constructif »,

ou la défaite politiquement correcte

 

Shmuel Trigano  mai 2013

 

Une inquiétante nouvelle nous est parvenue du leadership israélien ces dernières semaines. Elle tient toute dans un nouveau concept stratégique, « l’unilatéralisme constructif », forgé par l’Institut d’Études de Sécurité Nationale.

 

La proposition est simple : se retirer des territoires de Judée-Samarie, y renoncer à la souveraineté israélienne, évacuer les centaines de milliers d’Israéliens qui s’y trouvent, qu’il y ait ou non un accord avec l’OLP et le Hamas, tout en y laissant l’armée israélienne. Tout esprit sain y verrait une décision catastrophique qui ne ferait qu’accentuer sur le plan international l’impopularité de la présence armée d’Israël dans ces territoires sans que pour autant qu’il y ait de paix, et surtout sans compter l’ébranlement structurel de la société et de la population israélienne que cela entraînerait. Un beau cadeau aux Palestiniens ! L’exemple du retrait de Gaza est donc resté lettre morte.

 

Ce développement doit être mis en rapport avec le phénomène rationnellement inexplicable, je dirais même hallucinant, que de voir et entendre une bonne partie des politiciens israéliens s’invectiver pour s’accuser de ne pas avoir fait la paix. Ne voient-ils pas, n’entendent-ils pas ce qui s’y dit, ce qui s’y montre et qui prouve que le nationalisme palestinien a des ambitions impériales et qu’il aspire d’une façon ou d’une autre à une domination de tout le territoire d’Eretz Israël ? Ils sont pourtant à un kilomètre de l’Autorité Palestinienne qu’ils ont créée de toutes pièces. « Deux peuples, deux États » n’est qu’un mantra auto-hypnotique qui prépare la marche à plus ou moins long terme vers un seul État, palestinien.

 

Le syndrome psychique des pacifistes

Seule la psychologie peut expliquer une telle situation. Un véritable syndrome psychique est en effet à l’œuvre dans le pacifisme juif. La raison et l’expérience empiriques semblent sans ressources pour le contrer. Un psychiatre américain, Kenneth Levin, a publié dans les années 2000 un livre éclairant intitulé Le syndrome d’Oslo. Les illusions d’un peuple assiégé (1), dans lequel il compare cette attitude à celle des enfants abusés par leurs parents et qui s’accusent de la chose parce que cela nourrit l’illusion que, s’ils se réforment, ils redeviendront bons aux yeux de leurs parents qui, alors les traiteront mieux. Regarder la situation en face les obligerait à reconnaître leur incapacité à  changer la situation et donc à préserver l’illusion qu’ils la contrôlent. A modifier la vision de leurs parents.

 

« L’unilatéralisme constructif » est l’aveu d’impuissance de ceux qui ont produit et entretenu les illusions d’Oslo en fermant systématiquement leurs yeux devant une réalité contradictoire qui aurait pu et du les conduire à réajuster leur conception et leur politique. Il signe leur incapacité à faire face à leur échec, au point de continuer à vivre seuls (le sens de l’« unilatéralisme ») leur rêve éveillé, même sans leur cher « partenaire de paix », tout en s’accusant ou plutôt, et bien plus gravement, en accusant d’autres Juifs d’être responsables de la haine inextinguible de leurs ennemis qu’ils ont besoin d’innocenter pour se croire dans le vrai.

 

L’admettre ce serait en effet reconnaître un échec de stature historique qui a mis en danger l’avenir du peuple juif. L’admettre ce serait mettre en danger leurs positions acquises. Ils optent alors pour une fuite en avant, au risque de l’auto-destruction et surtout de la destruction tout court. Vers quelle impasse tout cela nous conduit-il ?

 

Quelque chose ne tourne pas rond dans la psychologie des Juifs. Il y a urgence à procéder à une réforme morale profonde.

 

Note :

 

1 -Cf. Controverses n°4, février 2007, « Kenneth Levin, « Les Juifs, les Israéliens et le psychisme de la personne maltraitée ». Cf.: http://www.controverses.fr/pdf/n4/levin4.pdf(téléchargeable).

L’auteur est aussi cité par Martin Sherman dans sa chronique du Jerusalem Post du 10 mai 2013, « The two-state psychosis: The Oslo Syndrome revisited ».

Par Gad - Publié dans : politique israélienne
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Mardi 7 mai 2013 2 07 /05 /Mai /2013 13:43

 

 

Naftali Bennett Ministre de l’Économie

 

http://www.leptithebdo.net/2013/05/07/naftali-bennett-ministre-de-leconomie/

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Naftali Bennett est devenu célèbre à l’occasion de la dernière campagne électorale pour la 19e Knesset. Après avoir remporté les premières primaires de l’histoire du parti sioniste-religieux, Habayit Hayehoudi, il signe un accord avec de grands noms du Ihoud Leumi, l’autre représentant politique de cet électorat. Sa campagne électorale en a fait une véritable étoile montante de la politique, et ses efforts ont été récompensés par un score de 12 mandats, soit 3 fois plus que lors de la dernière Knesset pour quasiment la même formation. Homme de conviction, homme d’affaires, homme qui rassemble, Naftali Bennett a plusieurs cordes à son arc. Et de fait, il a obtenu plusieurs ministères de premier ordre : celui de l’Économie (industrie, commerce), celui des Cultes et un nouveau portefeuille, celui de la Diaspora et des questions concernant Jérusalem. Il est l’un des hommes forts du gouvernement Netanyahou III. Un mois après sa prise de fonction, il nous a accordé une interview exclusive. Il nous parle de ses nouvelles activités, de ses priorités et de l’importance qu’il accorde à l’alyah, notamment à celle des Juifs de France.

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Le Plus Hebdo : Comment vous sentez-vous en tant que ministre ?

Naftali Bennett : Je sens que nous avons une opportunité exceptionnelle. Selon moi, c’est la première fois depuis longtemps que nous avons un gouvernement qui a les moyens d’agir, de prendre en main les questions qui préoccupent chacun d’entre nous.

Lph : Le public haredi est inquiet, face aux déclarations de Yair Lapid notamment. Quel message souhaitez-vous leur faire passer ?

N.B. : Les Haredim ne sont pas nos ennemis, au contraire : ils sont nos frères, nous les aimons. L’une de mes missions en tant que ministre de l’Industrie est de leur ouvrir les portes du marché du travail en les accueillant à bras ouverts. Il y a quelques jours, je me suis rendu à Bné-Brak, j’y ai visité une entreprise. Certes, il y a un défi à relever : une partie de ces personnes arrivent à 18 ans sans parler un mot d’anglais, presque sans aucune notion scientifique. Nous leur proposons une formation qui leur permettra d’apprendre le métier qu’ils souhaitent. Nous revendiquons une approche positive envers ce public. La situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui est sans précédent : une si grande partie de la population qui de l’âge de 3 ans jusqu’à 120 ans étudie la Torah non-stop. Cela ne s’est jamais produit dans notre histoire, ni en Babylonie, ni à Jérusalem, ni ailleurs dans le monde. L’étude de la Torah est forte aujourd’hui ; il ne semble plus logique, ni viable que tant de personnes ne travaillent pas.

Lph : Êtes-vous en contact avec les formations politiques de ce public (Shass, Yahadout Hatorah) ?

N.B. : Pour être honnête, notre rapport politique avec ces formations n’est pas excellent. Ils ont du mal à accepter le résultat des élections et la coalition gouvernementale telle qu’elle est. Je m’attache à faire la différence entre les débats politiques qui sont légitimes entre hommes politiques et le public. En tant que ministre du gouvernement, je dois des comptes à tout le peuple d’Israël. L’occasion est historique : le gouvernement tel qu’il est aujourd’hui a toutes les capacités pour prendre à bras-le-corps la question de l’intégration des haredim dans le marché du travail. Je suis fier d’être celui qui pourra réaliser cette avancée, en tant que ministre de l’Industrie.

Lph : Comment vous y prendrez-vous ?

N.B. : Je leur parlerai, je les écouterai, j’apprendrai de ce qu’ils ont à dire et à revendiquer.

Ce que nous proposons concernant, par exemple, l’enrôlement dans l’armée est un concept mesuré, équilibré. Ceux qui veulent continuer à étudier pourront repousser pendant quelques années leur service, certains seront choisis pour rester à la yeshiva et les autres seront intégrés dans la société israélienne.

Lph : En tant que ministre de l’Économie, quels sont vos principaux projets ?

N.B. : Tout d’abord faire baisser les prix : ouvrir la concurrence, créer les conditions d’un marché sain et libre. Nous devons mettre fin au système de la « protektsia ». Depuis de nombreuses années, un entrepreneur qui veut réussir en Israël doit faire partie d’un certain réseau et ainsi bloquer tout concurrent potentiel. C’est de cette façon que les grands monopoles se sont installés. Les olim, d’ailleurs, doivent souvent surmonter, non sans mal, cette absence de contacts et de réseau lorsqu’ils veulent entreprendre en Israël.

Casser ce système permettra de stimuler les entrepreneurs de façon à ce que chacun donne le meilleur de lui-même pour être compétitif et pour exister. Nous nous battrons donc de toutes nos forces pour ouvrir l’État d’Israël à tous car il appartient à nous tous. Le deuxième point qui revêt une importance particulière à mes yeux est de renforcer les petites et moyennes entreprises (100-200 employés). Le paysage industriel israélien est en majorité composé de ce type d’entreprises que l’on assomme avec des législations lourdes et des impôts trop importants.

Lph : Vous dites vouloir agir entre autres priorités pour diminuer le coût de la vie. Quels sont vos leviers ?

N.B. : La cherté de la vie est une réalité en Israël. J’ai déjà pu agir pour diminuer ce phénomène dans le mois qui vient de s’écouler : baisse du prix du pain, du prix des inscriptions dans les crèches, du prix de la lessive. Bien sûr, certains viennent me demander ce que ces petites baisses de prix changent. Je suis convaincu que chaque shekel en moins nous permettra d’arriver à un grand changement sur le pouvoir d’achat. Cette action, je la mène aussi au nom du sionisme et je profite de l’occasion pour en appeler aux Juifs de France : montez en Israël. Nous sommes en train de réaliser un miracle économique ! N’allez pas aux États-Unis, le seul endroit où vous devez être est l’État d’Israël !

Lph : Vous êtes aussi ministre de la Diaspora et des questions concernant Jérusalem. Comment définissez-vous ce ministère ?

N.B. : Envers la diaspora nous avons une mission de la plus haute importance. Aujourd’hui se produit une catastrophe silencieuse en diaspora : l’assimilation. Chaque jour nous perdons des centaines de Juifs. La diaspora a toujours été vue comme un réservoir pour l’alyah, ou comme une source de financement. Je veux changer cette conception. Israël est responsable de chaque Juif, même de celui qui ne veut pas faire son alyah ou qui ne participe pas à l’effort financier envers lui. Nous sommes l’État des Juifs.

Lph : Quelle est cette responsabilité dont vous parlez ?

N.B. : Pour le moment, le ministère vient de voir le jour. Je ne peux pas encore dévoiler tous les projets. Mais le point central de notre politique sera focalisé autour du rôle d’Israël dans la définition et le renforcement de l’identité juive.

Lph : En ce qui concerne Jérusalem, quelles sont vos priorités ?

N.B. : Jérusalem est un sujet qui touche le cœur. Jusqu’à aujourd’hui, chaque fois que j’arrive à Shaar Hagay, je suis ému. Il n’existe aucun autre endroit dans le monde autant chargé d’histoire : ici, Avraham Avinou a fait le sacrifice d’Its’hak, ici le Roi David a uni les douze tribus d’Israël, ici le Roi Shlomo a construit le Beit Hamikdash, ici les parachutistes sont passés pour libérer le Kotel. Je souhaite parvenir à placer Jérusalem dans le cœur de chaque Israélien, parce que malheureusement ce n’est pas le cas. Certains jeunes du centre n’ont encore jamais été à Jérusalem, cela paraît incroyable !

Lph : Yom Yeroushalayim est une journée de la plus haute importance symbolique et nationale. Or, contrairement à Yom Haatsmaout ou même à Lag Baomer, ce jour n’est pas férié en Israël. Ne serait-il pas logique qu’il le soit, surtout si nous voulons témoigner au reste du monde et aux Juifs éloignés de la centralité de Jérusalem unifiée ?

N.B. : Ce que vous dites est vrai. Je sais que le ministre de l’éducation Shai Piron étudie des remaniements des rythmes et des vacances scolaires. Peut-être cela rentrera-t-il dans ses considérations.

Lph : Troisième ministère sous votre autorité : les Cultes. Quelles sont vos orientations ?

N.B. : Nous devons procéder à des changements en profondeur. Nous devons faire redécouvrir la religion aux Israéliens. En effet, ces dernières années, certaines approches ont même éloigné un certain nombre de personnes du judaïsme. Le Vice-ministre des Cultes, le Rav Eliahou Ben-Dahan, a pris la mesure de l’ampleur et de l’importance de sa mission et il y travaille très dur. Nous avions promis de prendre en considération le peuple d’Israël dans son ensemble pour ce qui concerne les sujets de religion et pas seulement les personnes définies comme « religieuses ». Nous n’avons pas sur ce sujet, comme sur les autres, une approche sectorielle, bien au contraire.

Lph : Quelle est votre position au sujet des pourparlers avec les Palestiniens ?

N.B. : Ma position est connue : c’est une folie de vouloir créer un État palestinien au sein de l’État d’Israël, et cela n’arrivera pas. Je sais que le gouvernement, le chef du gouvernement et les principaux ministres, comme Yair Lapid et Tsipi Livni, croient dans cette solution, moi non. Comme je suis convaincu que cette option ne verra jamais le jour, je continue à m’y opposer tout en ne dérangeant pas les pourparlers s’ils souhaitent en avoir. J’attends qu’ils reviennent avec un accord, à ce moment nous discuterons. Mais, je ne suis pas prêt à payer un prix quel qu’il soit pour obtenir des négociations. Nous devons débattre sans renoncement préalable et surtout, si un accord est obtenu, alors il devra être soumis à un référendum. Je ne veux plus voir une fracture au sein de la population comme au temps des accords d’Oslo. Selon moi, le référendum est le meilleur moyen de l’éviter.

Lph : Sur le plan personnel, comment faites-vous pour gérer à vous tout seul autant de dossiers ? Parvenez-vous à passer du temps avec votre famille ?

N.B. : C’est une vraie question…

Lph: Quel message souhaitez-vous passer aux francophones ?

N.B. : L’une des choses qui me tient le plus à cœur est que les Juifs qui quittent la France viennent en Israël. Je suis prêt, sans aucun rapport obligatoirement avec la politique, à faire tout ce que vous me demanderez pour y parvenir.

Lph : Nous organisons, le 1er août, un salon lors duquel se retrouveront les communautés francophones et anglophones. Seriez-vous prêt à y participer ?

N.B. : Je trouve ce genre d’initiative très importante et je note dès aujourd’hui dans mon agenda ce rendez-vous auquel je me ferai une joie de participer !

Avraham Azoulay

Par Gad - Publié dans : politique israélienne
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Mardi 16 avril 2013 2 16 /04 /Avr /2013 06:54

 

 

 

Yom Haatzmaout : Faure félicite Shimon Peres

Yom Haatzmaout : Faure félicite Shimon Peres

Le président du Togo, Faure Gnassingbé, a adressé lundi un message de félicitations à son homologue israélien, Shimon Peres, dont le pays fête à partir de ce soir Yom HaAtzmaout, le 65e anniversaire de l’indépendance, correspondant cette année, selon le calendrier hébraïque, au 16 avril.


Dans son message, le chef de l’Etat souligne les liens d’amitié et de solidarité très forts qui unissent les deux pays et les deux peuples.


« Nous au Togo, nous sommes aux côtés de l’Etat d’Israël. Nous le sommes non pas par intérêt, mais parce que nous partageons les mêmes valeurs », avait déclaré Faure Gnassingbé lors d’un dîner officiel donné en son honneur par le président Shimon Peres.


Photo : Shimon Peres et Faure Gnassingbé en novembre 2012 à Jérusalem

Publié le 15/04/2013

http://www.republicoftogo.com/Toutes-les-rubriques/Diplomatie/Yom-Haatzmaout-Faure-felicite-Shimon-Peres

Par Gad - Publié dans : politique israélienne
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Dimanche 7 avril 2013 7 07 /04 /Avr /2013 21:46

 

Netanyahou : Israël ne peut se fier à aucun autre pays, même ami, face au nucléaire iranien

dimanche 7 avril 2013 - 20h15
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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé dimanche qu’Israël ne pouvait en aucun cas abandonner son sort aux mains d’autres pays, même nos meilleurs amis, face au nucléaire iranien, en ouvrant la commémoration annuelle de la Shoah.


Nous apprécions les efforts de la communauté internationale pour arrêter le programme nucléaire de l’Iran, mais à aucun stade nous n’abandonnerons notre sort aux mains d’autres pays, même s’ils sont nos meilleurs amis, a déclaré M. Netanyahou lors d’un discours à Jérusalem à la veille du jour du souvenir du génocide des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. (AFP).

Par Gad - Publié dans : politique israélienne
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Lundi 18 mars 2013 1 18 /03 /Mars /2013 21:49

 

 

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Le Nouveau Ministre de la Défense Moshe Yaalon avec Binyamin Netanyahu

 

 

Tôt lundi matin du 18 mars, le Premier Ministre Binyamin Netanyahou a ajouté deux piliers du Likoud aux deux postes restés vacants du cabinet, juste à temps, pour présenter son troisième gouvernement à la Knesset, cet après-midi.

 

Silvan Shalom, un rival de Netanyahou, a obtenu la responsabilité de l’énergie électrique, de l’eau, du Neguev, de la Galilée et un siège dans l’équipe de négociation avec les Palestiniens ; Yuval Steinitz (ancien Ministre des Finances et allié), les affaires stratégiques, dont la responsabilité du Dialogue Stratégique avec Washington (à la place du Ministre de la Défense intérieure, Gilead Erdan), les renseignements, le soutien aux services secrets, les relations avec l’ONU, et la Présidence de la Commission Nationale à l’énergie nucléaire.


Ces titres sonnent bien, mais, en fait, Netanyahou en a inventé quelques-uns à partir de rien, pour apaiser des trouble-fêtes potentiels. Et, selon le calcul final, il s’est arrogé le pouvoir réel d’arrêter les décisions, sur la sécurité, les relations extérieures, la stratégie nationale, les renseignements et la question palestinienne, qu’il tient bien en main, aux côtés du Ministre de la Défense, Moshé « Booguy » Ya’alon.

 

Ces titres ont été minutieusement choisis pour sauvegarder les contrôles et équilibres à l’intérieur du cabinet de coalition. Ils servent aussi à émasculer le Ministère des Affaires étrangères, par retour du bâton, pour la campagne qu'on suppose avoir été menée par son équipe, visant à inculper l’ancien Ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman. Cela a coûté de nombreux suffrages au bloc Likoud-Israël Beitenou, au cours des élections générales de janvier.

 

Ils fournissent aussi des postes fiables d’observation pour garder la Ministre de la Justice Tzipi Livni à l’œil, dans le rôle qui lui était promis de négociatrice en chef avec les Palestiniens – au cas où le processus de paix ressusciterait par enchantement.

 

Dimanche soir, quand Livni a appelé à des concessions majeures afin de ramener les Palestiniens à la table des négociations, le Ministre de la Défense l’a rapidement remise à sa place, en rétorquant : « on ne nous extorquera aucune concession avant d’accepter des pourparlers »

 

Le lobby des implantations de Judée-Samarie est fortement représenté à des points-clés du gouvernement. Et finalement, le Premier ministre a gardé la charge personnelle du bonus du gaz et du pétrole d’Israël en Méditerranée.

 

Après avoir été adoubé, lundi 18 mars au soir, le troisième gouvernement de Binyamin Netanyahou se mettra au travail selon son premier ordre du jour pour le lendemain. Quelqu’un sait-il quel sera cet ordre du jour ? La réponse est non, parce que chacune des composantes de cette coalition de gouvernement difficile à souder –chacun, au Likoud, à Yesh Atid (Avenir), Habayit Hayehudi (Foyer Juif) et Hatnuah (Le Mouvement) – dispose de son propre agenda politique, social, économique et religieux bien défini.

 

Combiner ces agendas pour en faire des lignes directrices accordées en vue de l’action est, évidemment, une tâche herculéenne, voire impossible, et c’est pourquoi de hautes personnalités à Jérusalem disent en plaisantant à moitié que la nouvelle ligne politique aura besoin de « deux années de grâce » - ce qui veut dire qu'il ne lui en restera plus qu’une seule pour passer aux applications.

 

Même Netanyahou (“Bibi”) a bluffé les membres mécontents du Likoud qui n’ont pas été retenus dans le gouvernement homologué de 22 ministres, en leur souhaitant de meilleures chances pour la prochaine fois. Cela supposerait qu’il l’emporte une quatrième fois et qu’il batte le record aux trois mandats successifs de Premier Ministre du fondateur d’Israël, David Ben Gurion.

 

Alors que ce gouvernement s’aventure en terra incognita, la seule chose vraiment sûre est que quatre de ses nouvelles lumières dominantes sont certaines de ce qu’elles veulent – que leur passage soit long ou court – et que le Premier Ministre devra interrompre son travail pour courir après eux afin de former une équipe digne de ce nom.

 

1. Le successeur d’Ehud Barak en tant que Ministre de la Défense, commando et ancien chef d’Etat-Major, Moshe Yaalon : il a gagné l’opportunité, que tout soldat professionnel devrait envier, de remodeler les forces de défense israéliennes en une armée nationale plus adaptée aux exigences de la première moitié du 21 ème siècle et aux guerres du futur.

 

En conformité avec sa propre vision, il devrait envoyer à la ferraille la structure actuelle en corps, divisions, brigades et bataillons pour favoriser une armée fondée sur des unités de combat compactes –essentiellement des forces spéciales – chacune capable d’agir de façon autonome et indépendante des autres forces.

 

Si Yaalon suit cette voie, les forces terrestres massives et les corps blindés pour terrains lourds seront relégués au musée. Les forces aériennes et marines, avec les missiles de longue portée, les sous-marins et navires de frappe rapide, ne seront plus structurés comme des corps professionnels, mais remodelées en tant que forces ayant pour mission de préserver la profondeur stratégique vitale d’Israël par mer et par les airs.

 

 

Cependant, le Ministre de la Défense Yaalon pourrait ne pas disposer d’assez de temps, de l’argent et de la main d’oeuvre entraînée dont il a besoin pour mettre au point son programme, étant donnés les changements rapides qui submergent le Moyen-Orient et les avancées qu’accomplit l’Iran dans la poursuite de l’arme nucléaire.


Pour le Président Barack Obama, lorsqu’il arrivera en Israël, durant sa visite de mercredi 20 mars, la sélection d’Yaalon comme Ministre de la Défense n’est pas, tout compte fait, une mauvaise nouvelle, malgré son pessimisme dans tout traitement de la question palestinienne : en tant que ministre des affaires stratégiques, dans le précédent gouvernement Netanyahou, il insistait sur le fait qu’il était primordial, pour toute attaque israélienne contre l’Iran, d’obtenir la pleine coopération des Etats-Unis.


2.  L’ancien présentateur TV Yaïr Lapid (Yesh Atid, Avenir) a fait ses débuts en politique en réalisant un bond vers le plus haut échelon de gouvernement, en tant  que ministre des Finances et jeté sous les feux de la rampe les membres jusqu’alors inconnus de sa faction, qui sont aussi inexpérimentés en matière de gouvernement que lui-même.

 

Ils ont fait une campagne vigoureuse en faveur du service militaire pour tous, y compris les ultra-orthodoxes et les Arabes israéliens, ainsi que l'obtention de bénéfices de la croissance pour la classe moyenne.

 

Désormais, il doit s’asseoir pour réaliser la mission austère de rédiger le prochain état du budget à vitesse grand V. Netanyahou plaisante en disant qu’il est à la tête d’une administration provisoire, alors que Lapid parle sérieusement d’une durée de dix-huit mois à deux ans, tout au plus, pour le gouvernement, avant qu’il ne tombe et qu’une élection anticipée évince l’actuel Premier Ministre et l’installe à sa place.

 

 

Ce calcul expose le dirigeant de Yesh Atid à un dilemme : il pourrait essayer de concevoir un budget populaire, mais alors Netanyahou récolterait les mêmes bénéfices que lui-même, au cours des élections à venir. D’un autre côté, il pourrait décider de prouver qu’il a l’étoffe d’un chef d’Etat et composer un budget équilibré avec responsabilité, intégrant des coupures budgétaires essentielles et des mesures douloureuses pour ces mêmes classes qu’il avait promis de promouvoir.

 

Mais alors, il serait fou de se présenter précipitamment devant les électeurs.


Ses chances politiques, dans un avenir prévisible sont, par conséquent liées à celles du Premier ministre qu’il aspire à remplacer, que cela lui plaise ou non.

 

3.  L’ancienne Ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, revient du grand froid politique pour rejoindre le gouvernement en tant que Ministre de la Justice, en prétendant que tout ce qu’elle voulait vraiment, c’était promouvoir et diriger les négociations de paix avec les Palestiniens. Cette mission va probablement s’avérer hors de portée. Pas un seul responsable palestinien de quelque rang que ce soit ne désire lui adresser la parole. Elle devrait également surmonter les obstacles placés sur son chemin par beaucoup de ses nouveaux collègues du cabinet. Tel que le nouveau ministre suivant :

 

4. Naftali Bennett, magnat des logiciels informatiques, s’est montré capable de revivifier les chances des anciens du Parti sioniste-religieux et de le reformater en tant que Habayit Hayehudi (Foyer Juif), promoteur de la cause des implantations. Pour les besoins du maquignonage avec Netanyahou, il a formé une nouvelle alliance avec Lapid et s’en est sorti avec une poignée pleine de postes sur la corde raide : ministre de l’industrie, du commerce et du travail, il est aussi désigné pour diriger les comités du cabinet, chargés de trouver les moyens et les façons de réduire le coût de la vie et de briser les monopoles de la puissance économique, et il a même gagné une place convoitée au sein du cercle rapproché du cabinet de sécurité, qui n’est désormais plus composé que de 7, au lieu de 15 membres.

 

 

Ce que Bennett a clairement démontré, c’est qu’il veut avoir un doigt sur chacune des parts du gâteau.

 

Netanyahou a fait montre d'un don exceptionnel pour la survie politique, par le passé. Est-ce qu’il l’emmènera, cette fois encore, jusqu’à sa prochaine épreuve ?

 

http://debka.com/article/22833/How-long-can-Netanyahu%E2%80%99s-disparate-coalition-survive-

 

 

DEBKAfile Reportage Spécial  18 mars 2013, 10:22 AM (GMT+02:00) 

 

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

Par Gad - Publié dans : politique israélienne
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Samedi 16 mars 2013 6 16 /03 /Mars /2013 19:44

 

 

 

 

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Binyamin Netanyahu – Enfin, un gouvernement

 

Après des semaines d’âpres marchandages, le troisième gouvernement du Premier Ministre Netanyahou était bouclé, vendredi 15 mars, après avoir finalement signé des accords avec deux nouveaux arrivants en politique : Yaïr Lapid (« Yesh Atid », « Il existe un Avenir », centriste) et Naftali Bennett (Habayit Hayehudi le « Foyer Juif » favorable aux implantations). Tous deux ont insisté sur la nouvelle ligne directrice, excluant les partis juifs ultra-orthodoxes du gouvernement, pour la première fois au cours de cette décennie, stipulant ainsi la fin des exemptions de service et des subventions sociales qui leur étaient traditionnellement accordées.

 

Shas et le Judaïsme de la Torah rejoignent, désormais, le Parti Travailliste sur les bancs de l’opposition.

 

Le nouveau gouvernement sera présenté au Président Shimon Peres, samedi soir et investi lundi 18 mars, deux jours avant l’arrivée en visite de Barack Obama.


Bien que la liste Likoud-Israël Beitenou, soit sorti de l’élection du 22 janvier avec la faction la plus représentative, il n’a recueilli que le score décevant de 31 sièges (à la Knesset qui en comprend 120). Pour obtenir une majorité de 61 sièges, le Premier Ministre était contraint de composer avec des tranches plus larges de gouvernement que son propre parti le souhaitait, durant des négociations qui ont traîné en longueur, avec Lapid et Bennett.

 

Yesh Atid, qui s’est engagé à améliorer le sort de la classe moyenne, a emporté cinq Ministères, qui comprennent les finances pour Lapid et l’Education pour Shay Piron, qui projette des réformes importantes dans les programmes. Les membres du parti de Lapid se voient aussi attribuer les politiques sociales, la Santé, les Sciences et la Technologie, aussi bien que la Présidence du Comité de la Knesset pour la promotion de l’égalité avec les femmes. Habayit Hayehudi a emporté le Logement, le Commerce, les Affaires Religieuses et les présidences de comités parlementaires importants.


La liste Likoud-Israël Beitenou conserve sept Ministères, comprenant le portefeuille puissant de la Défense, que reprend à Ehud Barak, l’ancien Chef d’Etat-Major Moshé “Booguy” Ya’alon, et l’Intérieur – tout en réservant le poste de porte-parole de la Knesset pour l’ancien Ministre du tourisme Yuli Edelstein.

 

Le Premier Ministre garde les Affaires étrangères en réserve pour Avigdor Lieberman, qui est suspendu aux résultats de son dossier devant le tribunal.

 

 

L’ancienne ministre des affaires étrangères, Tzipi Livni, qui dirige un petit parti de “colombes”, s’engageant à obtenir la paix avec les Palestiniens, a rejoint la coalition Netanyahou, le mois dernier, comme Ministre de la Justice et s’est vue promettre la direction des négociations de paix.

 

Debkafile ajoute : bien que Yaïr Lapid ait décroché le Ministère poids lourd des Finances, le « Foyer Juif » de Naftali Bennett s’est arrogé un contrôle substantiel sur une gamme entière d’institutions économiques nationales, aussi bien que sur des organes de sécurité.

 

En supplément du portefeuille du Commerce, Bennett est assuré d’être membre du comité ministériel sur la sécurité nationale et de chacun des forum économiques et de défense auxquels participe le Premier Ministre, y compris l’équipe à mettre en place pour promouvoir le processus de paix avec les Palestiniens et le comité de renforcement de la compétitivité économique.

 

Uri Ariel du “Foyer Juif”, en tant que Ministre du Logement, aura la responsabilité de l’importante autorité de la Terre et son colistier fidèle Uri Auerbach tient les rênes du Ministère des Citoyens Retraités.

 

Ce parti s’est aussi vu promettre la Présidence du Comité des Finances de la Knesset et d’un comité spécial pour la répartition de l’égalité des charges (dans l’armée). Le Ministère des Cultes établira une nouvelle Autorité de l’Identité Juive pour aplanir les procédures de conversion – considérées comme la propriété et une ligne rouge des institutions orthodoxes et ultra-orthodoxes.

 

http://debka.com/article/22827/Netanyahu-signs-deal-for-new-coalition-government

DEBKAfile Reportage Spécial  15 Mars 2013, 6:50 PM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski. 

 

Par Gad - Publié dans : politique israélienne
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Jeudi 14 mars 2013 4 14 /03 /Mars /2013 09:37

 

Les voies de la Providence sont Impénétrables...

 


http://israelmagazine.co.il/fumee-blanche-nous-avons-un-nouveau-gouvernement-israelien/

Fumée Blanche. Nous Avons Un Nouveau Gouvernement Israélien!

 

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Benjamin Netanyahou est parvenu mercredi in extremis à conclure un accord de gouvernement avec le centre droit et la droite nationaliste religieuse, à quelques jours de la visite historique du président américain Barack …Le nouveau gouvernement, le 3 eme de l’ère Netanyahou vient donc d’être annoncé cette nuit et si depuis plusieurs semaines, les tractations battaient leur plein, on connaissait déjà les contours de ceux qui allaient prendre les relais ministériels.

 C’est donc bien Bouguy Yaalon qui sera le prochain ministre de la Défense, l’homme qui refusa de porter la responsabilité de la sortie du Goush Katif quand il fut chef d’Etat-major de Tsahal en 2005. Lapid aura comme presque prévu le portefeuille des finances et Le Foyer National s’appropriera ceux de l’Education, du Logement et celui du Commerce et de l’Industrie. Quelques ministères ne sont pas encore attribues mais cela n’empêchera pas Bibi de présenter officiellement son gouvernement a la Knesset rapidement. La grande interrogation reste le ministère des Affaires étrangères qui n’a pas encore été attribué mais qui le sera des que nous connaitront le sort judiciaire fait a Libermann et qui restera de toute façon dans le giron du Likoud Beiteinou. C’est un gouvernement réduit a 21-22 Ministres sans orthodoxes qui prendra ses fonctions des la semaine prochaine.

 

 Fumée Blanche (Bis repetita). Habemus papam.  Un nouveau pape !

Par Gad - Publié dans : politique israélienne
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Mercredi 20 février 2013 3 20 /02 /Fév /2013 23:00

 

 

Alya Réussie

http://alyareussie.fr/

Vous souhaitez investir en Israël? Préparer votre Alya sur les volets financiers et matériels? Améliorer votre budget et construire votre patrimoine en Israël? Bienvenue sur Alya Réussie!

Par Gad - Publié dans : politique israélienne
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Dimanche 27 janvier 2013 7 27 /01 /Jan /2013 16:00

 

 

 

 

 

POLITIQUE DU PEUPLE JUIF

 

 

Pourquoi le débat sur le peuple juif est-il devenu si central, planétaire même ? Sans doute parce qu’un ensemble de projections et d’attentes contradictoires viennent se briser sur son énigme. Un peuple bifocal, diasporique mais aussi souverain dans l’État d’Israël, un peuple mais aussi une Église, une religion, un peuple global, rassemblant des hommes et des femmes de tous les continents, de toutes les races, de toutes les cultures, mais avec le sentiment d’être un seul peuple.


Un peuple vilipendé, délégitimé, dénié parfois par les siens propres, mais dont la résurgence en Israël, au sortir de son extinction programmée en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, est éclatante. Un peuple qui plonge ses racines dans un passé immémorial, à l’héritage toujours vivant, mais qui fut aussi un laboratoire dans lequel la modernité s’est essayée à ses pires expériences comme à ses meilleures.


Ce peuple, Shmuel Trigano tente, dans cet ouvrage, de le penser de façon inédite, systématique et politique. Il tente aussi de nous montrer en quoi son expérience nous intéresse tous, que nous soyons Juifs ou non.


SHMUEL TRIGANO, professeur des Universités, directeur-fondateur des revues Pardès et Controverses, développe une approche inédite de l’existence juive et du judaïsme dans la modernité. C’est le vingtième ouvrage d’une œuvre traduite en plusieurs langues.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Gad - Publié dans : politique israélienne
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Dimanche 27 janvier 2013 7 27 /01 /Jan /2013 15:59

 

Shmuel Trigano (Copier)

LE RETOUR DU CENTRE

 

Shmuel Trigano 24 Janvier 2013

 

L’avantage de l’âge et la connaissance de l’histoire des partis politiques israéliens permettent d’avoir une perspective inhabituelle sur les récentes élections.

 

Deux phénomènes marquants les caractérisent:

 

- l’apparition sur la scène de deux nouveaux partis Yesh Atid (19 sièges) avec Yair Lapid comme leader et Habayit hayehoudi (12 sièges) avec Naftali Benett pour tête de liste (en fait c’est la venue de Benett à la tête de ce parti, déjà existant, qui est la cause de son renouveau). En arrière plan de ce phénomène, on prend note bien sûr de l’effondrement spectaculaire de Kadima sous la houlette de Shaul Mofaz, qui passerait de 28 sièges à deux.

 

- cette évolution a pour cadre l’affaiblissement du Likoud-Israel Beitenou, un bloc qui passe de 41 à 31 sièges, tout en restant la principale force politique du pays.

 

C’est ce dernier point qu’il faut d’abord analyser car il est clair que la chute d’influence duLikoud autant que l’effondrement de Kadima ont fourni le réservoir de voix des deux nouveaux partis (originellement Kadima émane d’une scission du Likoud emmenée par Sharon). Le semi-échec de Natanyahou dans l’opération « Colonne de nuée », la déception profonde de ses électeurs devant ses atermoiements, la tension entre la mobilisation militaire et morale du pays et le renoncement à en finir avec le terrorisme de Gaza annonçaient déjà cette évolution. Natanyahou ne communique pas. Il est étrangement absent des tribunes et il ne fait pas de doute que son éloignement lui a terriblement nui alors que Yair Lapid, journaliste et homme de communication, a fait le tour du pays pour recueillir les doléances de l’électorat. De plus, Natanyahou était donné pour vainqueur par les sondages, ce qui a autorisé ses électeurs a manifester leur mécontentement à son égard, en votant pour d’autres partis, sans que pour autant ils ne cessent de voir en lui, semble-t-il, l’homme de la situation.

 

Il ne faut en effet pas se méprendre Yesh Atid est un parti de centre droit et non de gauche. Ses électeurs peuvent être des transfuges du Likoud qui n’ont pas apprécié la fusion avecIsrael Beitenou, trop à droite. Quand à Bayit hayehoudi, la proximité au Likoud est encore plus grande, mais, contrairement à ce que l’on pense, ce parti est au centre-droit. Il ressuscite de façon étonnante le Parti National Religieux, le Mafdal, qui avait été tout au long de l’histoire un parti charnière entre laïques et religieux et que la naissance du Gouch Emounim avait pulvérisé en déplaçant une grande partie de son électorat à droite toute. Le parti de Benett rassemble aujourd’hui (comme Yesh Atid) laïques et religieux avec cette différence que son engagement sioniste et national est beaucoup plus marqué que pourYesh Atid. Le fait qu’il devienne membre de la coalition aux côtés de Yesh Atid justifiera ou pas ce classement que je suggère au centre droit. Il semble en effet que ce parti ne serait pas radicalement hostile à une réduction des budgets en faveur des ultra-orthodoxes ou au service militaire pour les étudiants de Yeshiva, tout en étant clairement proche de l’orthodoxie moderne, le sionisme religieux d’il y a 40 ans. Il n’est pas sûr en effet que la question des territoires constitue un critère pour le classer à l’extrême droite, du fait de l’évolution générale de l’opinion israélienne dont certaines études d’opinion montre le scepticisme quant à un accord de paix prévisible avec les Palestiniens (1).

 

Le ventre mou du système

 

Je vois dans le phénomène que représente le surgissement de ces deux partis une étonnante recomposition de partis centristes qui avaient occupé le milieu du spectre politique israélien depuis ses origines et que l’on connaissait bien dans les années 1960-1970. En fait Yesh Atid prend la place du Parti des « Sionistes Généraux » et Bayit hayehoudi celle du Mafdal. Ces deux partis étaient en règle générale de toutes les coalitions, du temps ou le Parti Travailliste était dominant. La naissance du Likoud (né d’une alliance de 2 partis), du temps de Begin, avait modifié la donne et d’une certaine façon aujourd’hui l’érosion du Likoud leur rouvre la voie.

 

En fait la place des Sionistes Généraux est le ventre mou du système. Depuis 1967, de nombreux partis se sont créés dans ce lieu puis ont disparu aussi vite. Rappelons nous leDash de Yigal Yadin, rappelons nous, en 2003, le Shinouy du père de Lapid, rappelons nous Kadima. Aujourd’hui Yesh Atid. On peut faire le pronostic que Yesh Atid disparaîtra aussi d’ici la prochaine Knesset. De fait, ce parti promet le « changement » (sic) – c’était déjà le cas du du parti de son père Shinouy dont le nom, veut dire « changement »- mais son programme est inexistant, son chef une vedette de la TV. Que 19 sièges consacrent un tel parti est inquiétant et témoigne de la déception qu’inspire le paysage politique à une partie des électeurs israéliens. C’est sans doute un vote de protestation et un feu de paille sans lendemain. Entretemps bien sûr, ce parti va jouer un rôle important dans la coalition, mais sa capacité de faire face à des décisions gravissimes pour l’avenir de l’État laisse perplexe.

 

Religieux

 

Le déclin du Shas (11) est aussi significatif car lui aussi avait tenté d’occuper le centre vide du système durant plusieurs années. Nous avons pu remarquer que, durant la campagne, Lapid comme Benett s’adressaient aussi aux électeurs sépharades, sans doute lassés par le parti dont la marque de fabrique était la défense de leurs intérêts. Le Shas a-t-il des chances d’entrer dans la coalition, c’est possible mais comment se comportera-t-il avec un Lapid qui veut annuler tous les privilèges du secteur religieux ? Si Bayit Yehoudi and Yesh Atid entrent en coalition avec Natanyahou, point n’est besoin du Shas. Peut-être même Lapid attirera-t-il Livni. En tel cas la friction avec le Bayit Yehoudi est assurée car Livni et Lapid sont sensibles aux exigences de l’Union européenne et des États Unis concernant l’État de Palestine. C’est tout autre chose avec Bennett qui est sourcilleux sur le plan de la souveraineté israélienne, du sionisme et pas favorable à la création d’un nouvel État entre le Jourdain et la mer (mais à un statut d’autonomie).

 

La politique

 

Il est d’allers étonnant que la question palestinienne et celle de l’Iran, sauf pour ce dernier point chez Natanyahou, n’ont pas été au centre de la campagne si ce n’est pour Livni dont le faible résultat indique le degré d’intérêt public pour la chose. Bien au contraire, la question sociale et celle des religieux ont suscité les débats les plus forts et expliquent la montée de Lapid. Agitéee frénétiquement par le parti Avoda, elle ne lui a pas profité. Sans doute sa dénonciation du « capitalisme » par son leader, Shelly Yachimowitch, était-elle trop violente et peu convaincante. Concernant l’enjeu religion-laïcité, les partis qui font office avant tout de laïcité ou de religion sont à égalité : 19 pour Lapid, 18 pour le Shas et les Ultra orthodoxes (Yahadout hatora), si l’on ne compte pas Bayith hayehoudi, plus centriste. Bien que la religion soit pour lui un pilier central, le parti de Naftali Bennett, contrairement aux partis dits « religieux », a des intérêts non sectoriels, couvrant toute la réalité socio-politique, ce qui justifie ce classement. Sur le plan de la politique étrangère, la présence de Lapid dans la coalition ramènera Natanyahou vers le centre et donc vers la vision des choses européenne et américaine, et ce d’autant plus si Tsipi Livni se joint, via Lapid, au gouvernement, ce qui ne sera pas sans provoquer de tensions avec Bennett. Si Lapid donne le ton à la coalition, les angles seront bien « arrondis » avec Obama. D’une certaine façon, le mouvement vers le centre de l’électorat israélien témoigne indirectement aussi de son inquiétude devant l’isolement international d’Israël découlant de la politique américaine et européenne en faveur des Palestiniens. Il donne aussi une issue à la politique de Natanyahou sur le plan diplomatique. N’oublions pas, cependant, que les nouveaux politiciens qui entrent sur scène sont des néophytes. Ils auront fort à faire avec un politicien chevronné comme Natanyahou… Reste que la politique de ce dernier n’est plus très claire.

 

Note

 

(1) Les résultats d’un sondage d’opinion du Jerusalem Center for Public Affairs de décembre 2012 auprès de 83% des Israéliens (la part juive de la population) est très éclairant, si tant est que l’on peut prêter une fiabilité à toute épreuve aux sondages. Cet intérêt sélectif se justifie au regard du choix nationaliste-palestinien et anti national (israélien) de la minorité arabe israélienne, en tous cas de ses représentants à la Knesset (11 sièges) qui pratiquent une attitude politique d’auto-exclusion, ce qui dans leur double langage s’appelle « apartheid israélien »… Néanmoins un sondage serait intéressant pour vérifier si la masse des Arabes israéliens pense comme ses députés. Face à la demande que les citoyens arabes fassent aussi leur service militaire, puisqu’on l’exige des ultra-orthodoxes juifs, il y a eu en effet des opinions arabes qui répondaient favorablement à cette demande, ce qui témoigne d’un signe encourageant d’intégration dans la citoyenneté.

Pour ce qui est de la population juive, 76% estiment qu’un retrait sur les lignes de 1967 ne satisferait pas les Palestiniens ; 22% seulement croient que cela mettrait fin au conflit ; 74 % pensent qu’Israël a besoin de profondeur stratégique (Judée-Samarie) ; 66% désapprouvent un retrait sur les lignes de 1967 en échange d’un accord avec Les Palestiniens ; 65% s’opposent à la redivision de Jérusalem ; 65% s’opposent au retrait de la vallée du Jourdain ; 68 % s’opposent à l’évacuation d’Ariel et de la Samarie occidentale; 72 % veulent qu’Israël contrôle les blocs d’implantations israéliennes ; 73 % s’opposent à l’évacuation des collines de Judée Samarie entourant l’aéroport de Ben Gourion ; 67% estiment qu’Israël doit contrôler l’autoroute 443 qui relie Jérusalem à Tel Aviv ; 52% pensent que la sécurité est plus importante que la paix. C’est on ne peut plus clair: si les Israéliens sont pour un État palestinien, celui ci ne correspond pas aux ambitions immédiates et à long terme (toute la « Palestine ») de l’OLP. Ces critères d’évaluation nous montrent où se trouve le « centre » politique en Israël. De ce point de vue la position du Bayit Yehoudi est au centre.

Par Gad - Publié dans : politique israélienne
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Traducteur

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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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